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Liban: Des élections législatives sous le sceau de la loi électorale de 1960

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L'arrivée au Palais Présidentiel de Baabda du Général Aoun et le passage en revue de la Garde Présidentielle. Crédit Photo: Dalati & Nohra

Suite aux échecs des négociations entre différents partis politiques afin de réformer la loi électorale, le Liban s’achemine à la tenue des élections législatives sous le sceau de la loi électorale de 1960 faisant pourtant l’objet de dénonciation de toute part et cela à un mois de l’expiration du mandat de la chambre actuelle.

Le Président de la République Michel Aoun a confirmé ces informations, estimant impossible toute prolongation du mandat du parlement actuel, toute absence de l’organe législatif et tout recours à la loi électorale de 1960 qui ne pourrait qu’être utilisée qu’en cas d’absence d’accord d’ici le 20 juin prochain.

« Je ne souhaite pas la loi de 1960 mais si nous n’obtenons pas de solution et un accord sur une nouvelle loi électorale, peut-on laisser la République dans le chaos », a-t-il déclaré devant une délégation de journalistes, estimant qu’il s’agit au final au peuple de voter en fonction de leurs désiratas et rappelant les mesures constitutionnelles prévues dans un tel cas de figure.

Cette dernière stipule que les élections législatives doivent s tenir dans un délais de 90 jours après expiration du mandat de la chambre actuelle, selon la loi électorale en vigueur, en l’occurence celle de 1960.

Michel Aoun a également rejeté les propositions du Mouvement Amal et du Hezbollah en faveur d’une loi électorale proportionnelle, estimant qu’il s’agit là d’une atteinte à la parité entre communautés musulmanes et chrétiennes et par conséquent contraire à la Constitution.

Pour rappel, la Chambre des Députés actuelle est issue des élections législatives de 2009 et dont le mandat devait achever en 2013. Les députés ont depuis voté une prolongation de leurs mandats suite à l’échec des différents scrutins présidentiels entre 2014 et 2016 puis sous le couvert de menaces sécuritaires empêchant, selon eux, la tenue d’un nouveau scrutin.