L’Institut de la finance internationale (IFI) a indiqué que la crise financière et économique que traverse actuellement le Liban aurait pu être évitée via la mise en application de réformes structurelles. Ainsi, l’échec des gouvernements successifs à mettre en œuvre une politique économique crédible répondant aux défis que traverse le Pays des cèdres serait à l’origine de la crise.

Selon l’IFI, des facteurs internes, notamment des faiblesses politiques, économiques et institutionnelles, ainsi qu’un environnement extérieur difficile, avaient régulièrement érodé la confiance et ont, par conséquent, conduit à la crise actuelle.

En cause notamment, les responsables publiques et le ministère des finances, incapable de faire face à la dette publique et à réformer l’économie libanaise. La corruption généralisée provenant d’un système sectaire dysfonctionnel a également entravé la mise en œuvre des décisions de réorientation des politiques économiques.

Principaux responsables de la crise, les déficits budgétaires et courants courants toujours plus importants, à mettre sur le compte d’une mauvaise performance de la collecte des revenu dans un contexte de mauvaise gérance de l’administration fiscale et d’un niveau élevé d’évasion fiscale, de l’échec des autorités à réformer le secteur de l’électricité, ainsi que de l’augmentation des salaires et traitements du secteur public en 2018.

Ce facteur a entrainé, selon l’IFI, une augmentation de la dette publique qui atteindrait 164% du PIB fin 2019.

Cela aurait pu être évité avec une croissance plus élevée mais surtout des excédents budgétaires primaires importants au fil des ans, ainsi qu’une baisse des taux d’intérêt réels et un accès au financement international, note l’IFI qui note cependant, que les gouvernements successifs n’ont pris aucune mesure pour améliorer la soutenabilité de la dette publique.

Sur le plan extérieur, l’instabilité régionale et plus particulièrement le conflit civil en Syrie a impacté l’industrie touristique.

Concernant 2020, l’IFI indique s’attendre à une contraction de la croissance économique au Liban, synonyme de récession pour la 3ème année consécutive. Aussi, la pénurie de dollars américains sur le marché avait réduit les importations de produits non combustibles et la demande des consommateurs, et avait entraîné une augmentation des prix à la consommation. Le taux d’inflation devrait ainsi atteindre 20% en 2020 et aura certainement une répercussion sur la parité entre Livre Libanaise et dollars.

L’IFI note à ce sujet que l’écart entre le taux de change officiel et le taux pratiqué chez les marchands de monnaie avait atteint environ 40% ces dernières semaines.

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