Le conseil des ministres s’est réuni au Palais Présidentiel de Baabda, sous la présidence du Chef de l’Etat, le Général Michel Aoun.

17 points étaient à l’ordre du jour dont la fameuse démission controversée du directeur général du ministère des finances Alain Bifani.

Le Président de la République, le Général Michel Aoun a mis en garde contre la résurgence de l’épidémie du Coronavirus COVID19 au Liban, alors que le weekend a été marqué par une forte hausse du nombre de cas. Il a appelé à un réexamen des mesures et une application stricte des instructions visant à prévenir une reprise importante de la pandémie.

Le chef de l’état a également appelé à mettre en oeuvre les mesures du plan de sauvetage économique et spécialement celles liées aux réformes et à la réduction des dépenses publiques, cela pour tenter de juguler le déficit public qui atteindrait désormais 92.9 milliards de dollars, par conséquent toujours en hausse.

Le Premier Ministre Hassan Diab a dénoncé les obstacles posés par certains partis politiques locaux visant à falsifier la réalité et les faits, jusqu’à tenter de dissuader la communauté internationale à accorder une aide à leur pays.

Quand certaines personnes tentent d’obstruer toute assistance au Liban, que font-il. Nous savons que nos contacts fraternels avec l’Irak, le Koweït, le Qatar et nos amis dans le monde, témoignent positivement et encourage l’amélioration de la situation au Liban. Nous nous battons ongle et bec pour mitiger la crise dans le pays alors que certaines personnes tentent toujours d’augmenter la souffrance de la population.
Est-ce raisonnable pour toute personnalité politique officielle qui a une conscience patriotique de tenter de bloquer l’assistance envers le Liban en ces circonstances?
Est-ce que c’est responsable pour un parti officiel dont le seul but est de bloquer toute aide?
Cela est honteux et proche d’une trahison nationale.

Le Premier Ministre a également indiqué que ces personnalités et partis auraient pris contact avec des dirigeants arabes. Par ailleurs, il aurait également fait part d’un plan de ces derniers visant à obstruer l’action du gouvernement au sein même des administrations publiques, allusion peut-être à son bras-de-fer avec la Banque du Liban qui refusait jusqu’il y a peu à fournir les billets verts nécessaires pour juguler la dégradation de la parité de la livre libanaise face au dollar.

La démission d’Alain Bifani à nouveau remise

S’exprimant à l’issue du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement a indiqué que le gouvernement à une nouvelle fois remis le dossier concernant la démission du directeur général du ministère des finances.

Le Président de la République Michel Aoun et le Premier ministre Hassan Diab lui ont demandé de revenir sur sa décision, de même que les ministres Abbas Mortada le ministre de la culture et de l’agriculture et la ministre de l’information Manal Abdel Samad Najd. 

Le directeur général démissionnaire du ministère des Finances a pour le moment refusé de revenir sur sa démission dont il fait porter la responsabilité sur les politiciens ayant des conflits d’intérêt avec les banques qui selon lui (dans son interview d’hier dans le Financial Times) ont transféré à l’étranger six milliards de dollars alors qu’un contrôle des capitaux est imposé aux déposants et que la dévaluation de la livre libanaise dans les bureaux de change a imposé un “haircut” de fait aux Libanais. 

La démission de Bifani toujours pas acceptée par le Président et le gouvernement

Par ailleurs, le conseil des ministres a également approuvé un programme visant à permettre aux réfugiés syriens de retourner dans leurs pays.

Parallèlement, le cabinet Diab a autorisé de manière temporaire les cimenteries à opérer pour une période de 3 mois seulement.

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