Le directeur général du Ministère des Finances Alain Bifani. Source Photo: Facebook
Le directeur général du Ministère des Finances Alain Bifani. Source Photo: Facebook

Alors qu’Alain Bifani, le directeur général du ministère des Finances, a présenté sa démission il y a dix jours, celle-ci n’a toujours pas été acceptée par le Conseil des Ministres. 

Le Président de la République Michel Aoun et le Premier ministre Hassan Diab lui ont demandé de revenir sur sa décision, de même que les ministres Abbas Mortada le ministre de la culture et de l’agriculture et la ministre de l’information Manal Abdel Samad Najd.

Alain Bifani a dirigé la rédaction du plan financier de restructuration de l’économie du Liban, un plan accepté par le Fonds monétaire international (FMI) comme base de négociations mais dont le chiffrage des pertes de la Banque Centrale du Liban (BDL) est contesté par le gouverneur Riad Salamé ainsi que par l’Association des Banques du Liban (ABL) et la commission des Finances et du Budget au Parlement. 

Le directeur général démissionnaire du ministère des Finances a pour le moment refusé de revenir sur sa démission dont il fait porter la responsabilité sur les politiciens ayant des conflits d’intérêt avec les banques qui selon lui (dans son interview d’hier dans le Financial Times) ont transféré à l’étranger six milliards de dollars alors qu’un contrôle des capitaux est imposé aux déposants et que la dévaluation de la livre libanaise dans les bureaux de change a imposé un “haircut” de fait aux Libanais.

Bifani accuse ces politiciens de refuser les réformes qui sont pourtant une condition à toute aide du FMI et au déblocage des fonds de la CEDRE (Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises). Au cours du Conseil des ministres d’aujourd’hui le Président Aoun a demandé à ce que les réformes prévues par le plan du gouvernement, le “plan Bifani”, soient réalisées. 

Le ministre de l’Economie et du Commerce Raoul Nehmé a déclaré hier au Daily Star que l’aide du FMI est indispensable. En soirée, invité sur MTV par Albert Kostanian, l’ambassadeur de France Bruno Foucher a appelé les Libanais à soutenir le plan du gouvernement car, “il n’existe pas de plan B”, rejetant ainsi la crédibilité du plan alternatif proposé par l’ABL probablement rédigé par Riad Salamé et accepté par la commission parlementaire. 

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