Le député Hassan Fadlallah, membre du Hezbollah, a fait parvenir ce jeudi, des documents prouvant le vol de fonds publics auprès du procureur général en charge des délits financiers Ali Ibrahim.

Cela fait suite à ces propos tenus lors de la session parlementaire consacrée à la déclaration d’intention du gouvernement, il y a 2 semaines, ou il avait estimé que ces vols pourraient même conduire un ancien Premier Ministre en prison. Il aurait fait allusion à l’ancien Premier Ministre Fouad Saniora qu’il avait déjà accusé d’avoir dépensé 11 milliards de dollars sans contrôle budgétaire entre 2005 et 2009.

Fouad Saniora a, de son côté, réfuté ces allégations dans un communiqué publié par son bureau et annoncé qu’il tiendra une conférence ce vendredi à ce sujet.

Hassan Fadlallah a indiqué dans une interview diffusée par la chaine LBCI qu’il reviendra désormais à la Justice d’examiner ces documents et à révéler comment des milliards de dollars ont été utilisés.

Pour sa part, le Procureur Ali Ibrahim a confirmé avoir reçu ces documents et avoir ouvert une enquête à ce sujet.

Il devrait prochainement interroger un fonctionnaire du Ministère des Finances à ce sujet.

Eclairage

Les poursuites judiciaires à l’encontre d’anciens responsables politiques – Président et Ministre – nécessite la mise en place du Haut Conseil Judiciaire.
Le Président de la Chambre a appelé à l’élection de ces membres. Cependant, cette décision aurait mécontenté le Courant du Futur qui s’est senti visé par cette manoeuvre.
Nabih Berry a cependant tenté de rassurer les partisans du Futur, indiquant qu’il ne s’agit pas de provoquer un conflit politique mais de faire cesser les vols des fonds publics.

Le Ministre actuel des Finances Ali Hassan Khalil devrait également faire parvenir un rapport au Parlement à ce sujet. Son Ministère aurait audité les comptes publics de la période allant de 1990 à 2017, à la recherche d’irrégularités.

Pour rappel, Fouad Saniora, proche de Rafic Hariri avait été à plusieurs reprises, Ministre des Finances, entre 1993 et 2005, période durant laquelle, la dette libanaise a commencé à prendre de l’ampleur.
Ali Hassan Khalil a cependant indiqué que ce rapport ne pourrait pas démontrer s’il s’agit d’erreurs volontaires ou de détournements de fonds.

Pour rappel, le gouvernement Hariri III a fait de la lutte contre la corruption, l’une de ses missions essentielles alors que le déficit public libanais a atteint 150% de son PIB.

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