La plaine de la Békaa vue depuis les Cèdres. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés.
La plaine de la Békaa vue depuis les Cèdres. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés.
2 minutes à lire

Le Ministre de l’Industrue, Waël Abou Faour, a accusé des abattoirs de ne pas respecter les régulations concernant les rejets dans le Litani, selon une dépêche de l’Agence Nationale d’Information (ANI) et pourraient être fermés

Selon le Ministre, la prochaine étape de lutte contre la pollution de ce fleuve qui s’écoule exclusivement en territoire libanais, plusieurs abattoirs qui refusent de respecter ces régulations pourraient être fermés dans les prochains jours, alors que quelques autres respectent les régulations environnementales.

Pour rappel, les autorités libanaises ont procédé à la fermeture de plusieurs dizaines d’établissements industriels cette année pour ne pas avoir mis en place dans les délais légaux. D’autres ont bénéficié d’un délai, jusqu’à ce dimanche, pour la mise en place d’unités de traitement de leurs eaux usées.

Egalement visé, les campements de réfugiés syriens ou les décharges des municipalités qui rejetaient directement leurs déchets sanitaires ou leurs ordures dans ce fleuve. Son cours, se trouvant exclusivement sur le territoire libanais est long de plus de 140 km. Il traverse la plaine de la Bekaa avant de se jeter dans la mer Méditerranée, au nord de Tyr. Ses eaux sont largement utilisées pour irriguer les cultures libanaises.

La lutte contre la pollution affectant ce fleuve a fait l’objet d’un décret en février 2019. Son texte accuse la pollution du Litani d’être à l’origine de nombreuses maladies, dont des cas de cancers et également d’un impact important sur l’économie et la société libanaise.

Il s’agit notamment de la localité de Bar Elias, qui a été désignée à la deuxième place des localités les plus polluées du Liban. Des problèmes d’égouts accentués par la présence de nombreux réfugiés syriens, la présence également de carrières ou encore l’utilisation excessive de pesticides polluent l’air et les eaux, notamment celles du Litani jusqu’à la Mer Méditerranée seraient à l’origine d’une importante hausse des cas de cancers. 

Lire également

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée . Cette fonctionnalité marche uniquement sur un ordinateur. Ceci n’est pas un espace pour les commentaires. Les commentaires sont disponibles plus bas.