Une ONG a élu la localité de Chékaa, située au Nord Liban, comme étant la plus polluée du Liban. À la seconde place, Bar Elias dans la Békaa. Beyrouth n’atteint que la 3ème place de ce classement.

Le classement de la localité de Chékaa s’explique par la présence de cimenteries, de carrières les alimentant et polluant l’air, l’eau, ainsi que les plages en dépit du fait qu’il s’agissait d’une destination touristique tendance en 2018.
En 2018 toujours, des sources évoquaient déjà la présence de 600 cas de cancers dans cette localité probablement dûs à la pollution.

De même à Bar Elias dans la Békaa, des problèmes d’égouts accentués par la présence de nombreux réfugiés syriens, la présence également de carrières ou encore l’utilisation excessive de pesticides polluent l’air et les eaux, notamment celles du Litani jusqu’à la Mer Méditerranée. Une hausse des cas de cancers a également été relevée sur place.


Que les habitants de la capitale se consolent: arrivée à la troisième place, Beyrouth connait principalement une pollution aérienne en raison de son important traffic mais également en raison de la présence de 2 décharges à ses portes, Costa Brava au Sud et Bourj Hammoud à l’Est, ou encore une pollution audio.

Dans le reste du classement, Tripoli figure à la 4ème place, puis Choueifat, Burj Hammoud, Antelias, Qab Elias, Ain Dara, Hermel, Halba, Qaraoun, Selaata, Tyre, Zahle, Sidon, Baalbeck, Zouk Mosbeh et Jounieh en raison de la présence de la centrale de production d’électricité.

Les ONG notent que la pollution concerne pratiquement tout le littoral, les différences entre les localités étant minimes au final.

Une étude de 2015 qui relevait déjà les risques de voir les taux de cancers augmenter

En 2015, une étude inter-universitaire qui a été effectuée au Liban avait relevé des niveaux de dioxine à proximité de zones résidentielles 416 fois plus élevés que les précédentes mesures effectuées en 2014 à proximité de zones industrielles.

Toujours selon cette étude, ce niveau de pollution entrainerait une augmentation du risque de développer un certain nombre de types de cancer à hauteur de 34 adultes et de 176 enfants pour un million. Les autorités de l’époque avaient réfuté toute causalité à l’augmentation des cancers jusqu’en 2018, quand le Ministre de la Santé d’alors, Ghassan Hasbani annonçait que la pollution serait la cause de 6 000 cas de cancers au Liban.

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