Le nouveau gouvernement du Premier Ministre Saad Hariri, proclamé le 31 janvier 2019, s’est réuni pour la première fois au Palais de Baabda, sous la Présidence du chef de l’état, le Général Michel Aoun.

Préalablement à la tenue du premier conseil des ministres, une photo officielle a été prise sur le perron du Palais Présidentiel de Baabda ou ils ont été rejoints pour l’occasion, par le Président de la Chambre, Nabih Berry.

Le premier conseil des ministres du 3ème gouvernement Saad Hariri. Crédit Photo: Dalati & Nohra, 2 février 2019.

Il s’agit notamment de désigner la commission de ministres en charge de rédiger la déclaration ministérielle. Cette déclaration devra être présentée ensuite au Parlement ou un vote de confiance devrait avoir lieu.

La déclaration ministérielle devrait aborder les principaux points de l’action du prochain gouvernement et notamment les réformes économiques et structurelles en conformité avec le plan présenté lors de la conférence d’aide au Liban dite CEDRE qui s’est déroulé en avril 2018. Parmi les points litigieux qui pourraient provoquer une sorte de crise politique, le retour des réfugiés syriens alors que le Liban compte 1.5 millions de réfugiés sur son sol.

Certains comme le Courant Patriotique Libre souhaitent que ce retour se fasse sans délai alors que d’autres comme le Courant du Futur souhaitent que ce retour se fasse sur une base volontaire. La question des armes du Hezbollah ou encore les relations avec la Syrie pourraient être également à l’ordre du jour.

Si le vote de confiance s’avère être réussi, le gouvernement entrera alors dans sa phase active.

Pour rappel, le Liban s’est doté d’un nouveau gouvernement après 9 mois de gestation, en raison des crises entre les différents partis politiques. Ce n’est que face à une dégradation de l’économie libanaise et un possible shutdown des administrations publiques au mois de février que ces derniers ont été forcés de coopérer. Le prochain gouvernement devrait être ainsi faire probablement face à des questions cruciales, comme la restructuration de la dette publique qui atteint 150% du PIB alors que le Ministre des Finances qui se succède à lu-même, Ali Hassan Khalil, avait rejeté cette idée.