Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a remis au Conseil de Sécurité un rapport dénonçant les violations quasi-quotidiennes de la souveraineté libanaise par l’Armée Israélienne.

Ce rapport remis dans le cadre de la surveillance de l’application de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité adoptée suite au conflit de juillet 2006, estime que les violations israéliennes constituent une menace au calme au Sud Liban et aux efforts à obtenir un cessez-le-feu permanent sur place.

Antonio Guterres indique que 758 violations de l’espace aérien libanais ont été dénombrées entre le 1 juillet et le 30 octobre soit pour plus de 3 000 heures de vols, dont la majorité ont été effectués par des drones. Plusieurs incursions ont été effectuées tant dans l’espace maritime libanaise que sur le territoire libanais.

Par ailleurs 251 violations par port d’armes ont été dénombrées mais elles ne sont pas du seul fait de l’Armée Israélienne.

Ce rapport intervient alors que des propos belliqueux sont échangés, toujours selon le rapport de l’ONU tant par le secrétaire général du Hezbollah que par le Ministre de la Défense Israélien Avigdor Lieberman qui avait menacé d’utilisation d’une grande force contre le Liban en août.

Le secrétaire général dénonce également le manquement à la résolution 1701 tant du côté libanais qu’Israélien, manquement pouvant aboutir à un conflit.

Estimant que le passage de combattants entre le Liban et la Syrie est également une violation de la résolution 1701, il estime par ailleurs que le rôle du Hezbollah dans la guerre civile syrienne constitue une violation de la politique de dissociation du Liban, appelant tous les partis libanais à cesser leurs ingérences dans ce conflit.

Par ailleurs, Antonio Guterres fait part de sa préoccupation concernant la situation dans les camps palestiniens et notamment celui d’Ein Helwé.

Il recommande un renforcement des institutions de l’Etat Libanais et notamment de l’Armée Libanaise pour contrer tout conflit politique et salue le déploiement au Sud du Litani de 1 000 soldats en coordination avec les 2 brigades déjà présentes.