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Marco Rubio réaffirme à Tel Aviv la solidité du soutien américain à Israël

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Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a réaffirmé le 15 septembre 2025, lors de son passage à Tel Aviv, la fermeté des relations entre les États-Unis et Israël, déclarant que ces liens « sont plus solides que jamais, et ne seront pas remises en cause par des actions défensives nécessaires ». Ces propos, tenus au lendemain d’une visite à Jérusalem marquée par des discussions sensibles sur le conflit à Gaza et l’attaque israélienne contre des leaders du Hamas au Qatar, soulignent la continuité de l’engagement américain envers la sécurité d’Israël dans un Moyen-Orient en ébullition. Alors que les tensions régionales persistent après le cessez-le-feu de novembre 2024 entre Israël et le Hezbollah, et que les négociations pour un accord à Gaza patinent, cette déclaration intervient comme un signal clair de Washington à ses alliés arabes, notamment au Qatar, dont les revendications sur la souveraineté ont été implicitement écartées. Cet article détaille les circonstances de cette visite, les déclarations précises de Rubio, et le contexte géopolitique qui encadre cet engagement inébranlable.

Une visite à Tel Aviv sous le signe de la continuité

Le 15 septembre 2025, Marco Rubio, secrétaire d’État depuis son investiture en janvier sous la présidence de Donald Trump, a conclu sa tournée israélienne par une étape à Tel Aviv, où il a rencontré des responsables militaires et politiques. Accompagné de son épouse Jeanette et de l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, Rubio a visité des installations de sécurité avant de s’exprimer devant la presse. « Les relations entre les États-Unis et Israël sont plus solides que jamais, et ne seront pas remises en cause par des actions défensives nécessaires », a-t-il affirmé, reprenant une rhétorique familière à l’administration Trump. Ces mots font écho à ceux prononcés la veille au Mur des Lamentations à Jérusalem, où il avait qualifié l’alliance bilatérale de « durable comme les pierres du Mur Occidental ».

Cette visite, annoncée le 12 septembre par le département d’État, s’inscrit dans une série de déplacements régionaux pour Rubio, qui avait déjà rencontré le Premier ministre qatari Mohammed ben Abdelrahman Al Thani à Washington le 13 septembre. À Tel Aviv, les discussions ont porté sur les priorités américaines dans le conflit israélo-hamasien : la libération des 48 otages encore détenus, la défaite du Hamas, et l’acheminement d’aide humanitaire à Gaza. Rubio a insisté sur le fait que ces objectifs doivent être atteints « simultanément et dans les plus brefs délais », reflétant l’impatience de Trump face à l’opération militaire israélienne « Chariots de Gédéon II » en cours à Gaza City. Selon des sources diplomatiques, Rubio a également évoqué l’expansion des colonies en Cisjordanie, un dossier sensible qui divise les alliés américains.

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Le choix de Tel Aviv pour clore la visite n’est pas anodin. Cette ville, centre économique et technologique d’Israël, symbolise la vitalité des liens bilatéraux, renforcés par des accords comme les Accords d’Abraham de 2020. Rubio, ancien sénateur de Floride connu pour son soutien indéfectible à Israël, a visité des startups de cybersécurité et des unités de renseignement, soulignant l’importance de la coopération technologique. « Notre partenariat va au-delà de la défense ; il englobe l’innovation et la prospérité partagée », a-t-il ajouté, citant des échanges commerciaux bilatéraux qui ont atteint 50 milliards de dollars en 2024, selon les données du département du Commerce américain.

Le Qatar, allié stratégique mais pas à n’importe quel prix

Dans ses déclarations à Tel Aviv, Rubio a directement abordé les tensions avec le Qatar, pays hôte de leaders du Hamas et médiateur clé dans les négociations de cessez-le-feu. « Le Qatar est un allié stratégique, mais cela ne signifie pas que nous accepterons une remise en cause du droit d’Israël à se défendre contre des menaces concrètes, où qu’elles se trouvent », a-t-il lancé. Ces mots, rapportés par plusieurs médias arabes dont Al 3arabi Al Jadid le 15 septembre, visent explicitement l’attaque israélienne du 10 septembre contre des figures du Hamas à Doha, qui a tué des aides et un officier qatari sans atteindre les cibles principales.

L’incident, survenu en pleine réunion sur un possible échange d’otages, a provoqué une vive réaction de Doha. Le Premier ministre qatari a qualifié l’opération d’« acte de terrorisme d’État » et convoqué un sommet arabe-islamique d’urgence le 16 septembre. Rubio, qui avait rencontré Al Thani deux jours plus tôt à la Maison Blanche aux côtés du vice-président JD Vance, a minimisé l’impact sur les relations américano-qataries. « Ils ont été de bons partenaires sur plusieurs fronts », avait-il déclaré avant son départ pour Israël, tout en admettant que Trump « n’était pas content » de l’opération. À Tel Aviv, il a réitéré que l’alliance avec le Qatar, scellée par un accord de défense en mai 2025 impliquant des milliards de dollars en équipements militaires américains, reste intacte, mais subordonnée à la sécurité d’Israël.

Cette position reflète les priorités de l’administration Trump : équilibrer les alliances au Moyen-Orient sans céder aux pressions arabes. Le Qatar, qui abrite la base aérienne d’Al Udeid – la plus grande des États-Unis dans la région avec 8 000 soldats – joue un rôle crucial dans la lutte contre l’Iran et la médiation avec le Hamas. Pourtant, l’attaque israélienne a compliqué les efforts de Trump pour un cessez-le-feu à Gaza, où 64 871 Palestiniens ont été tués depuis octobre 2023 selon le ministère de la Santé de Gaza, et où Israël prépare une offensive terrestre sur Gaza City, forçant des milliers de civils à fuir vers le sud.

Réactions arabes et tensions diplomatiques

Les propos de Rubio à Tel Aviv ont suscité des critiques immédiates dans les chancelleries arabes. À Doha, un porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères a dénoncé un « désaveu implicite » des revendications souveraines du Qatar, qualifiant les déclarations de « double standard » américain. Riyad et Amman ont exprimé des réserves similaires, avec le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi déclarant le 15 septembre que « la sécurité d’un allié ne saurait justifier la violation de la souveraineté d’un autre ». Ces réactions s’inscrivent dans un contexte plus large de frustration arabe face à l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie, où 12 000 nouvelles unités ont été approuvées en août 2025, selon l’ONU.

Le sommet arabe-islamique convoqué par le Qatar à Doha le 16 septembre devrait aborder ces tensions, avec une possible résolution appelant à des sanctions contre Israël. Rubio, conscient de ces enjeux, a rencontré des familles d’otages à Jérusalem la veille, réaffirmant que leur libération reste une « priorité absolue ». Il a également discuté avec le Premier ministre Benjamin Netanyahou des objectifs opérationnels de l’armée israélienne, y compris la lutte contre les actions anti-israéliennes à l’ONU, comme la reconnaissance unilatérale d’un État palestinien réclamée par plusieurs pays européens.

À Washington, le président Trump a soutenu Rubio via un post sur Truth Social le 15 septembre : « Marco dit les choses comme elles sont. Israël a le droit de se défendre, point final. Le Qatar est un ami, mais la sécurité d’Israël passe en premier. » Cette ligne dure contraste avec les efforts antérieurs de médiation, comme la proposition de cessez-le-feu de Trump en juillet 2025, qui prévoyait un échange d’otages contre une pause humanitaire. L’attaque au Qatar a torpillé ces avancées, forçant les États-Unis à naviguer entre leurs alliances contradictoires.

Contexte des relations américano-israéliennes sous Trump II

Depuis son investiture en janvier 2025, Marco Rubio incarne la continuité de la politique pro-israélienne de Trump. Confirmé à l’unanimité par le Sénat le 20 janvier (99-0), il est le premier Latino à occuper ce poste, un symbole pour la communauté cubano-américaine de Floride. Sa nomination, annoncée en novembre 2024, visait à renforcer l’axe « America First » en politique étrangère, avec un focus sur la sécurité d’Israël face à l’Iran et au Hezbollah. En juin 2025, Rubio avait salué une action unilatérale israélienne contre l’Iran, déclarant : « Israël a conseillé que cette action était nécessaire pour sa défense ; nous protégeons nos forces et restons en contact avec nos partenaires régionaux. »

Les relations bilatérales ont atteint un pic sous Trump II : aide militaire annuelle de 3,8 milliards de dollars, exercices conjoints comme Juniper Cobra en mars 2025, et veto américain à une résolution de l’ONU condamnant les colonies en Cisjordanie en avril. Rubio, qui a visité Israël en tant que sénateur en 2017 et 2023, entretient des liens personnels avec Netanyahou, rencontré à plusieurs reprises. Lors de sa confirmation, il avait promis : « Chaque action du département d’État répondra à trois questions : rend-elle l’Amérique plus forte, plus sûre, plus prospère ? » Appliquée à Israël, cette doctrine justifie le soutien inconditionnel, même face aux critiques internationales.

Le conflit à Gaza, qui a fait rage depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 (1 200 morts israéliens, 251 otages), reste le dossier central. Malgré le cessez-le-feu avec le Hezbollah en novembre 2024, les hostilités persistent : frappes israéliennes quotidiennes à Gaza, roquettes sporadiques du Hamas. L’opération « Chariots de Gédéon II », lancée en août 2025, vise à conquérir Gaza City, avec des destructions massives rapportées par l’ONU le 14 septembre : au moins 32 bâtiments rasés, 13 civils tués. Rubio a insisté à Tel Aviv sur la nécessité d’une aide humanitaire accrue, tout en défendant le droit d’Israël à éliminer le Hamas.

Pressions internationales et rôle de l’ONU

Les déclarations de Rubio interviennent à la veille de l’assemblée générale de l’ONU, où plusieurs alliés américains – Royaume-Uni, France, Canada, Australie, Belgique – devraient reconnaître un État palestinien, une mesure vue par Israël comme récompensant le terrorisme du Hamas. Le département d’État a annoncé une « lutte contre les actions anti-israéliennes », incluant des sanctions potentielles contre les soutiens du Hamas. En parallèle, la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt contre Netanyahou en juillet 2025 pour crimes de guerre présumés à Gaza, une décision qualifiée de « lawfare » par Rubio lors de sa visite.

Du côté arabe, les réactions critiques se multiplient. L’Égypte et la Jordanie, partenaires dans le gazoduc régional, ont convoqué des ambassadeurs américains. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a déclaré le 15 septembre : « Les États-Unis doivent choisir entre leurs alliés ; la souveraineté qatarie n’est pas négociable. » À Beyrouth, le président libanais Joseph Aoun a exprimé des préoccupations sur les répercussions au Liban, où 222 000 réfugiés palestiniens de Gaza aggravent la crise humanitaire, selon l’UNRWA.

Rubio a également abordé l’Iran lors de sa visite, pays accusé de financer le Hamas et le Hezbollah via des proxies. En septembre 2025, des frappes israéliennes contre des sites iraniens ont été saluées par Washington, qui a fourni des renseignements. « L’Iran reste la principale menace ; Israël a le droit de se défendre », a répété Rubio, évoquant un possible accord de défense élargi.

Implications régionales immédiates

À Tel Aviv, Rubio a rencontré des officiers de Tsahal pour discuter des objectifs de l’opération à Gaza City, prévue pour octobre 2025. Les forces israéliennes ont intensifié les frappes le 14 septembre, détruisant des immeubles à Nuseirat et forçant 10 000 civils à évacuer, selon le ministère de la Santé de Gaza. Rubio a appelé à une coordination accrue pour l’aide humanitaire, avec 500 camions autorisés quotidiennement via le corridor de Rafah, mais bloqués par des inspections sécuritaires.

Les familles d’otages, rencontrées à Jérusalem, ont pressé Rubio pour une action immédiate. « La libération de tous les 48 reste notre priorité », a-t-il promis, citant des négociations en cours via des médiateurs égyptiens et qataris malgré l’incident de Doha. Parallèlement, l’armée israélienne a annoncé le 15 septembre la saisie de tunnels du Hamas sous Gaza City, avec 20 militants tués.

En Cisjordanie, les tensions montent : 150 arrestations de Palestiniens le 14 septembre, selon l’ONU, et des affrontements à Hébron faisant trois morts. Rubio a réaffirmé l’opposition américaine à une reconnaissance unilatérale palestinienne, tout en appelant à une reprise des pourparlers basés sur les paramètres de 1967. À Washington, le Congrès prépare un projet de loi pour 4 milliards de dollars supplémentaires d’aide à Israël, débattu le 16 septembre.

Le sommet de Doha le 16 septembre pourrait compliquer ces efforts, avec une possible suspension de la médiation qatarie. Rubio, rentrant aux États-Unis, prépare un rapport pour Trump sur les impacts de l’attaque au Qatar. Les frappes israéliennes à Gaza se poursuivent, avec 32 morts signalés le 15 septembre à Khan Younès, tandis que l’ONU alerte sur une famine imminente affectant 1,1 million de personnes.

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