Inquiétude au Nord Liban après le glissement de terrain qui a coupé l’axe Beyrouth-Tripoli au niveau de la localité de Chékaa au niveau du château de Mseilha, situé tout près de la ville de Batroun.

Le château de Mseilha. Source photo: Wikipedia.org

Non loin de là en effet, l’état a décidé de construire un barrage sur le cours de Nahr Jawz, prévu pour contenir à terme 10 millions de m3 d’eau, soit 25% de plus que celui de Chabrouh. Il est actuellement en voie d’achèvement.

À terme, il devrait compter 400 mètres de long pour 35 mètres de haut et des installations pour évacuer l’eau en cas de crues.

L’appel d’offre de ce barrage a été remporté en avril 2013, par le consortium Maltauro-Batco pour une valeur estimée de 55 millions de dollars avec pour objectif de couvrir à son achèvement les besoins en eau potable des cazas de Batroun et Koura jusqu’en 2030, mais également de permettre la création de zones agricoles dans la région.

Il est également attendu que cette installation permette la mise en place d’une zone touristique.

L'effondrement d'une partie de la montagne sur l'autoroute Beyrouth - Tripoli au niveau de Batroun, lors du passage de la tempête Miriam. Source Photo: Facebook
L’effondrement d’une partie de la montagne sur l’autoroute Beyrouth – Tripoli au niveau de Batroun, lors du passage de la tempête Miriam. Source Photo: Facebook

Cependant, la zone est connue pour être assez souvent sujette à des glissements de terrain, comme celui qui a eu lieu juste au moment de la tempête Miriam et juste après celle de Norma. Déjà, le creusement du tunnel de l’autoroute, dans les années 70 n’avait pas été sans problèmes dû à la nature du terrain.

Le glissement de terrain actuel se trouve être immédiatement à côté du corps même de ce barrage, à peine séparé par l’autoroute. D’ailleurs, les entreprises en charge de déblayer le terrain afin de rouvrir cet axe stratégique au Liban, puisque reliant le Nord Liban au reste du Pays éprouvent de grandes difficultés, comme en témoignent les difficultés au niveau du trafic routier.

La nature d’un terrain ne changeant pas subitement en passant d’un côté d’une route à un autre, une vive inquiétude se fait également entendre parmi les habitants dont les domiciles se trouvent être situés en aval du barrage, ces derniers craignant en effet qu’à long terme, il ne puisse céder et s’effondrer avec des conséquences dramatiques.

Par conséquent, certains sous couvert d’anonymat souhaiteraient interpeller les autorités de tutelle, à savoir le Ministère de l’Énergie et des Ressources Hydrauliques pour connaitre les mesures de protection au cas où un glissement de terrain touchant une zone critique dans la structure même de ce barrage se produirait.

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