Tag: frappes israéliennes Beyrouth
Liban : ce qu’il faut retenir ce matin après 24 heures de feu
Au matin du 9 avril, le Liban se réveille après l’une des journées les plus meurtrières de cette phase de guerre. Les frappes israéliennes de mercredi ont fait au moins 182 morts selon un bilan provisoire du ministère de la Santé, et 254 selon la Défense civile. Beyrouth a été frappée, le Sud reste sous le feu, et le pont de Qasmiyeh a aggravé l’isolement de zones entières. Dans le même temps, Paris, Londres, Madrid, Canberra et l’ONU plaident pour inclure le Liban dans le cessez-le-feu, sans infléchir pour l’instant la ligne israélo-américaine.
Drones : le Hezbollah renforce sa production locale, Israël riposte
Le Hezbollah intensifie sa production locale de drones, s’inspirant de modèles utilisés en Ukraine pour gagner en autonomie tactique. Israël, qui dénonce une implication directe de l’Iran, a ciblé plusieurs sites supposés abriter des infrastructures de fabrication dans la banlieue sud de Beyrouth. Ce développement stratégique relance les inquiétudes sur l’évolution des affrontements dans la région et la vulnérabilité des systèmes de défense israéliens face à ces appareils discrets et difficilement détectables.
Guterres condamne les frappes sur Beyrouth au nom du droit humanitaire
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé les frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth comme des violations possibles du droit international humanitaire. Il a appelé à la protection des civils, à un accès humanitaire immédiat, et à la documentation des faits. Une déclaration mesurée mais ferme qui replace le droit au centre du débat, malgré les blocages diplomatiques du Conseil de sécurité.
Riposte sacrée : Mohammad Raad défie les lignes rouges israéliennes
Le député Mohammad Raad a affirmé que le droit de riposte du Hezbollah face aux frappes israéliennes sur Beyrouth était un « droit sacré ». Cette déclaration, aux accents idéologiques forts, vise à justifier une action armée future et à affirmer la souveraineté libanaise. Elle entretient une dissuasion psychologique et renforce la posture de résistance du mouvement dans un climat de forte tension régionale.
Nabih Berri dénonce une agression : la souveraineté libanaise en ligne de mire
Dans un contexte de silence institutionnel, Nabih Berri a condamné les frappes israéliennes sur Beyrouth dans la nuit du 5 au 6 juin, qualifiant l’attaque d’agression contre la souveraineté du Liban. Par sa déclaration, il tente de restaurer un minimum d’autorité institutionnelle et de réaffirmer le rôle du Parlement face à l’impunité perçue des puissances étrangères. Une initiative à forte portée symbolique dans un État en crise.
Face aux bombes, la société civile libanaise se lève : solidarité, secours et silence...
Après les frappes israéliennes sur Beyrouth dans la nuit du 5 au 6 juin, la société civile libanaise a pris le relais en organisant l’accueil des déplacés, les secours d’urgence et la coordination des quartiers sinistrés. En l’absence de réaction des autorités, les réseaux locaux ont assuré la continuité des aides. Une démonstration de résilience, mais aussi le révélateur d’un État désengagé face à une crise aiguë.







