Pour rappel, une ligne pour faire face au suicide a été mise en place par l’ONG Embrace Lifeline depuis 2017, il s’agit de composer le numéro 1564.
Au bout du fil, des spécialistes vous écouteront.

Plusieurs suicides ont été annoncés ce mercredi dont certains pour des raisons économiques. Pour les autres, on ignore encore les raisons officiellement.

Ainsi, ce matin, Dany Abou Haidar, un père de 3 enfants, se serait suicidé d’une balle dans la tête ce mercredi dans le quartier de Nabaa à Sin El Fil dans la banlieue de Beyrouth, après avoir perdu son emploi, indiquaient les premières informations. Cependant, la société Debbas réfute cette information, indiquant que ce dernier comptait toujours parmi ses employés ainsi que les proches de la victime. Son père indique cependant que son fils a vu son salaire diminuer de moitiés et qu’il était lourdement endetté mais qu’il se serait suicidé en raison de la situation générale du Pays.

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Un homme, Rami el Mir, a tenté de s’immoler par le feu dans le Akkar, en raison de la dégradation des conditions économiques, toujours ce mercredi.

On annonce également le suicide de Jalal Ahmad Zemter, originaire de Btormaz à Denniyeh, au Nord Liban. On ignore cependant toujours officiellement ce qui l’a amené à commettre l’irréparable.

Un homme aurait également tenté de se suicider en se jetant du toit d’un immeuble de Bab Tebanneh, pour des raisons pour l’heure également inconnues.

Par ailleurs, toujours dans le Nord Liban et à Tripoli, on a appris que Fatma Moustafa a tenté de s’immoler par le feu pour la 2ème fois. il s’agit d’une dame âgée, sans domicile fixe, vivant avec son petit fils depuis 40 jours. Tous 2 dorment sur les trottoirs.

Déjà ce lundi, Naji al Fliti, un père de famille, résidant à Aarsal, s’est suicidé ce lundi 2 décembre après que sa fille ne lui ait demandé que 1 000 LL (soit 0.66 dollars ou 0.5 Euro au taux officiel) pour pouvoir s’acheter un manouche.

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Selon certains rapports de la Banque Mondiale, 50% de la population libanaise pourrait vivre en dessous du seuil de pauvreté dès l’année qui s’annonce, entre 35 et 40% de la population active est au chômage, un chômage qui touche encore plus cruellement de nombreux jeunes, dont 30 000, nouvellement diplômés, sont dans l’obligation de s’exiler. Plus de 40% des entreprises libanaises seraient menacées de faillite en raison de la crise, alors que certaines institutions ont décidé de réduire momentanément les salaires, notamment au sein des écoles et universités, entrainant de nombreuses difficultés pour que ces familles puissent se nourrir ou encore faire face à certaines échéances.

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