Le ministère de l’Intérieur, a fermé ses portes, les listes électorales sont bien gardées et la procédure administrative bat son plein.

Une quarantaine de jours nous sépare de la date fatidique du 6 mai 2018, date qui, nous l’espérons tous, sera le début d’une nouvelle ère dans l’histoire parlementaire libanaise, date après laquelle aucun citoyen libanais ne devrait se plaindre (….)

La nouvelle loi électorale – bien que contestée – a permis à des groupes de la société civile d’ « oser » se présenter aux élections législatives, et pour la première fois dans l’histoire, environ près d’un millier de citoyens briguent les 128 places de la place de l’Etoile –

Chose certaine cette année, les partis traditionnels, se croyant invincibles, font l’impossible pour former des listes – mêmes non homogènes, au prix d’oublier leurs convictions politiques et leur combat. L’important était évidemment de s’unir – autant que possible – en force devant ce groupuscule de société civile et indépendant révolté.

Toutes les accusations sont venus de leur part afin de troubler l’opinion et la décision de l’électorat libanais (résident ou non). Les alliances, les dossiers dénichés on ne sait d’où, les moindres petits détails afin de détruire les citoyens dit de cette société civile qui depuis plusieurs années, malgré toutes leurs divergences d’opinions et d’attitudes, essayent tant bien que mal de changer.

Depuis presque une quarante d’année, nous voyons les mêmes têtes au parlement, les mêmes familles, le même discours, les mêmes promesses et mensonges – Depuis toutes ces années, ce sont de différentes alliances qui voient le jour, selon les intérêts et les circonstances – Une chose certaine, ces mêmes « élus », n’ont jamais été au service du citoyen.

Avec ces années, le libanais a vraiment oublié quel est le rôle du député.

  • Le rôle premier du député est de voter les lois et de contrôler l’action du Gouvernement. Il participe aux débats sur les textes mis à l’ordre du jour, au cours des travaux en commissions, puis en séance publique. Il peut présenter des amendements et, émettre un vote sur les textes.
  • Chaque député, bien qu’élu dans un cadre géographique et confessionnel déterminés, est le représentant du pays en entier. Il n’est pas un élu local. Au parlement, il agit et parle au nom de l’intérêt général et non pas au nom d’un parti politique, d’un groupe d’intérêt ou d’une région, ou même d’un intérêt personnel.

Le député est au service du citoyen et non le contraire – Le député est un « employé » et son salaire est payé par le citoyen lui-même.

Nous n’avons pas besoin d’un député qui « rend service » inégalement, nous n’avons plus besoin d’un peuple qui s’apitoie sur son sort à cause de tel ou tel « élu ».

Une nouvelle ère dans l’histoire parlementaire libanaise s’annonce……votons tous le 6 mai 2018 – Votons كلنا وطني

Fouad A Salha – « LIBALADI », Ancien candidat à Beyrouth I aux législatives de Mai 2018

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