Le Tribunal Militaire. Crédit Photo: Armée Libanaise
Le Tribunal Militaire. Crédit Photo: Armée Libanaise

Le procureur de la république devant la cour militaire, Ghassan Khoury, a fait appel de l’acquittement d’Amer Fakhoury, indique une dépêche de l’Agence Nationale d’Information (ANI). Pour rappel, ce dernier était accusé de collaboration avec l’ennemi et d’avoir figuré parmi les geôliers de la prison de Khiam au Sud Liban, pendant l’occupation israélienne.

Le procureur a également requis un nouveau mandat d’arrêt et l’organisation d’un nouveau procès pour actes de torture, enlèvements et meurtres de dizaines de citoyens libanais dans la prison de Khiam.

L’arrestation d’Amer el Fakhoury avait amené à d’importantes tensions entre le Liban et les Etats-Unis, certains responsables américains et membres du Congrès allant jusqu’à conditionner l’aide à l’Armée Libanaise à sa libération, en raison de problèmes médicaux.

Ancien responsable de la prison de Khiam, Amer el Fakhoury aurait quitté le Liban peu avant le retrait israélien du Sud en 2000. Il se serait rendu ensuite aux Etats-Unis où il aurait obtenu la green card. Les autorités israéliennes avaient ainsi transformé en une prison clandestine et un centre de torture en 1984, une ancienne caserne de l’Armée Libanaise. Officiellement, cette prison était sous le commandement des officiers de l’Armée du Liban Sud. Pour rappel, entre 1985, jusqu’au retrait israélien d’avril 2000, la prison de Khiam aurait été sous sa responsabilité. Plus de 5000 personnes auraient alors été emprisonnées sous son commandement. Au moins 10 d’entre eux seraient morts en détention. L’état hébreu a rejeté toute implication dans le fonctionnement de cette prison en dépit des témoignages d’anciens détenus qui ont pu apercevoir des officiers ou fonctionnaires israéliens dans la prison. Lors du retrait israélien du Sud Liban en 2000 et suite à l’effondrement de l’ALS, alors que la plupart des anciens geôliers n’ont pas subi d’actes de représailles, ayant été pardonnés après s’être volontairement rendus à la mosquée de Khiam sur l’appel des autorités chiites, une minorité, parmi les personnes les plus impliquées ont préféré se réfugier en Israël.

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée . Il ne s’agit pas d’un espace pour les commentaires.

Article mis à jour:

LAISSER UN COMMENTAIRE

Entrez votre commentaire
Entrez votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.