Bagarres au centre-ville alors que les manifestants forment une chaine humaine contre le projet d’amnistie

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Des bagarres avec les forces de l’ordre ont eu lieu, au Centre Ville de Beyrouth, alors que les manifestations ont formé une chaine humaine contre le projet d’amnistie qui concerne notamment les crimes financiers et les détournements de fonds.

Les incidents ont notamment eu lieu au niveau de la Place Riad el Solh et de l’immeuble du An Nahar, place des Martyrs, toujours au Centre-Ville de Beyrouth. Certaines sources médiatiques indiquent que les protestataires tentaient alors de traverser les fils de barbelés mis en place par les Forces de Sécurité et en présence d’une importante force de l’Armée Libanaise, et de pénétrer dans le périmètre du Parlement.

D’autres sources s’exprimant sur la chaine MTV accusent un convoi de voitures, appartenant – selon eux au ministre des Affaires Etrangères et député Gébran Bassil – d’avoir tenté de renverser des manifestants au niveau de l’immeuble An Nahar, alors que les gardes du corps ont menacé les protestataires de leurs armes en tirant en l’air.

Hier, les organisateurs du mouvement de protestation avaient appelé à l’ouverture des routes afin de permettre au plus grand nombre de personnes de venir former une chaine humaine autour du périmètre du Parlement Libanais. Il s’agit d’interdire aux parlementaire de se rendre à la session qui devrait débuter vers 11h du matin ou encore de quitter les lieux si la loi d’amnistie est adoptée, indiquent certains manifestants.

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont répondu à cet appel ce matin.

Déjà hier soir, certaines routes ont été coupées dans la nuit.

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Pour rappel, outre les trafiquants de drogue ou les islamistes « n’ayant pas de sang sur les mains », le projet de loi amnistie également les personnes auteures de délits financiers et notamment de détournements de fonds publics ou encore de délits environnementaux.

Ce projet de loi, dont la présentation était initialement prévue le 11 novembre, avait été remis par le Président du Parlement, Nabih Berri, au 19 novembre en raison d’importants risques sécuritaires avait-il indiqué à l’époque.

Ce projet d’amnistie intervient alors qu’a débuté dans la nuit du 17 au 18 octobre, un important mouvement de protestation contre l’ensemble de la classe politique accusée de corruption et d’avoir mené le Liban vers la quasi-faillite financière avec un taux d’endettement public qui atteint 150% du PIB. Ils exigent ainsi la démission et le retrait de l’ensemble de la classe politique.

Pour rappel

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