Inflation à deux vitesses : analyse des hausses de prix généralisées et sectorielles au Liban

Inflation à deux vitesses : analyse des hausses de prix généralisées et sectorielles au...

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En octobre 2025, l’inflation annuelle ralentit à 192,3 % mais les hausses restent massives. Éducation (+258,5 %), santé (+228 %) et loyers (+145 %) dépassent la moyenne, tandis que l’alimentaire se stabilise à un niveau élevé. Dollarisation, salaires comprimés et statistiques fragiles entretiennent une crise durable du pouvoir d’achat nationale.
Banques et trésor public : complicité historique dans l’accumulation de la dette

Banques et trésor public : complicité historique dans l’accumulation de la dette

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Au Liban, les banques commerciales opèrent en faillite non déclarée depuis 2019. Dépôts illiquides, retraits plafonnés et « lollars » convertis à taux décotés amputent jusqu’à 85 % du pouvoir d’achat. Faute de capital controls et d’audits IFRS, le crédit s’effondre et l’arbitraire alimente colère et procès contre l’État aussi.
FSDR : un projet de loi contesté sur la restitution des dépôts et ses mécanismes de compensation

FSDR : un projet de loi contesté sur la restitution des dépôts et ses...

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Le gouvernement a adopté le projet de loi FSDR pour rembourser progressivement les dépôts gelés depuis 2019. Petits comptes payés en cash, dépôts convertis en titres ABS adossés aux actifs de la BDL. Le mécanisme, jugé fragile et inéquitable, est critiqué par économistes, BDL et FMI avant le débat parlementaire.
Sayrafa et fiscalité rétroactive : le piège fiscal des opérations de change pour les particuliers

Sayrafa et fiscalité rétroactive : le piège fiscal des opérations de change pour les...

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Le projet de loi de stabilisation prévoit une taxe rétroactive sur les profits réalisés via Sayrafa entre 2020 et 2023. Taux de 15 % sur l’écart avec le marché parallèle, calculé par l’Autorité des marchés. Mesure contestée, risque de contentieux, défiance accrue et incitation au recours au secteur informel massif.
La sélection invisible: comment les banques ont organisé la sortie des privilégiés et enfermé les autres

La sélection invisible: comment les banques ont organisé la sortie des privilégiés et enfermé...

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La crise bancaire libanaise a instauré une sélection invisible: sans loi de contrôle des capitaux, les banques ont appliqué des restrictions inégales, permettant aux plus connectés de transférer ou convertir, tandis que la majorité reste prisonnière.
Dépôts gelés : 2025, l’année où le Liban a (enfin) mis des chiffres sur la faillite — mais au prix d’un plan contesté

Dépôts gelés : 2025, l’année où le Liban a (enfin) mis des chiffres sur...

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En 2025, le Liban a cessé le déni bancaire en approuvant un texte-cadre sur la répartition des pertes et la restitution graduelle des dépôts gelés depuis 2019. Mais le plan reste contesté : chiffres discutés, “actifs” de la Banque du Liban flous, tabou de l’or, marché secondaire fragile et déficit de confiance.
Dépôts et caisses: la crise sociale derrière la réforme financière

Dépôts et caisses: la crise sociale derrière la réforme financière

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La réforme des dépôts au Liban révèle une crise sociale: les caisses mutualistes et fonds syndicaux, destinés aux retraites, indemnités et soins, refusent d’être traités comme épargne ordinaire. Face aux banques, la bataille se déplace au Parlement, où amendements, priorités et “droits acquis” décideront de la protection des filets sociaux.
Le Liban et le FMI en 2025 : des lois enfin, mais la crédibilité reste en retard sur la crise

Le Liban et le FMI en 2025 : des lois enfin, mais la crédibilité...

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En 2025, le Liban relance sérieusement le dossier FMI : loi sur le secret bancaire, cadre de résolution bancaire, et projet de “financial gap” pour répartir les pertes. Mais la crédibilité reste fragile : chiffres vieillissants, absence de contrôle des capitaux, exécution incertaine et lutte sur “qui perd”. Le FMI reste l’arbitre de la confiance.
2015: Dollarisation de fait, salaires en miettes : l’économie libanaise “fonctionne”, par contournement

2015: Dollarisation de fait, salaires en miettes : l’économie libanaise “fonctionne”, par contournement

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En 2025, l’économie libanaise “fonctionne” surtout par contournement : cash en dollars, transferts de la diaspora et achats d’actifs, tandis que banques et crédit restent cassés. L’inflation ralentit sans relever le niveau de vie, les salaires en livres s’effondrent et la société se fracture selon l’accès aux dollars.
Énergie au Liban en 2025 : l’État en courant partiel, le diesel en système, le solaire en échappatoire

Énergie au Liban en 2025 : l’État en courant partiel, le diesel en système,...

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En 2025, l’électricité au Liban reste une frontière sociale : EDL fournit un courant partiel et instable, tandis que le générateur diesel structure le quotidien à coût élevé. Le solaire progresse comme échappatoire privée, donc inégalitaire. Pertes du réseau, recouvrement fragile, pollution et arbitrages des ménages dessinent une “normalité” dégradée.
85% des comptes, 16% de la masse: la loi qui divise pour sauver les banques

85% des comptes, 16% de la masse: la loi qui divise pour sauver les...

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La réforme financière libanaise se joue sur une arithmétique explosive: 85% des comptes sous 100.000 dollars ne pèsent qu’une fraction des dépôts, tandis que 16% concentrent l’essentiel de la masse. Les banques misent sur seuils, délais et titres pour diviser les déposants et légaliser une confiscation déguisée.
Immobilier 2025 au Liban : la “valeur refuge” d’une épargne prisonnière des banques

Immobilier 2025 au Liban : la “valeur refuge” d’une épargne prisonnière des banques

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En 2025, l’immobilier libanais apparaît dynamique malgré l’appauvrissement. La raison est simple : l’épargne bloquée dans les banques cherche une sortie tangible. Achats au comptant, hausse des transactions et pression sur les loyers dessinent un marché “valeur refuge” qui protège quelques-uns, mais rend le logement plus inaccessible pour la majorité.
Projet de loi bancaire de Nawaf Salam : traitements différenciés pour petits déposants, grands épargnants et actionnaires

Projet de loi bancaire de Nawaf Salam : traitements différenciés pour petits déposants, grands...

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Le projet de loi de Nawaf Salam hiérarchise le traitement des pertes bancaires : remboursements en espèces sur quatre ans pour les dépôts sous 100 000 dollars, titres BdL sur 10 à 20 ans pour les montants supérieurs, et effacement total des actionnaires. L’or de la BdL divise.
Impact sur les déposants libanais : protections pour les petits comptes et incertitudes pour les grands épargnants

Impact sur les déposants libanais : protections pour les petits comptes et incertitudes pour...

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Le plan Salam sur la répartition des pertes promet de rembourser en espèces les dépôts sous 100 000 dollars sur quatre ans. Les gros comptes recevraient des titres de la BdL sur 10 à 20 ans, avec rendement minimal. Entre espoir et dilution, les déposants restent dans l’incertitude encore forte.