Naïm Qassem, Raï et la tempête numérique

0
La polémique autour d’une vidéo satirique de LBCI, inspirée du jeu Angry Birds et visant Naïm Qassem, a dégénéré en crise politique et confessionnelle. Après la condamnation du Hezbollah, des contenus insultants visant le patriarche maronite Béchara Raï ont circulé sur les réseaux sociaux. L’affaire a provoqué des appels à l’apaisement de Joseph Aoun, Nabih Berry et Nawaf Salam, dans un Liban déjà fragilisé par la guerre au Sud.

Joseph Aoun face au piège Trump

0
Donald Trump pousse Joseph Aoun vers un sommet avec Netanyahou, au risque d’aggraver les fractures internes libanaises.
Au Liban, l’État taxe avant de protéger

Au Liban, l’État taxe avant de protéger

0
La crise fiscale libanaise ne se résume pas à une hausse de taxe ou à un report salarial. Elle révèle une méthode: l’État prélève vite, mais protège tard. La taxe sur l’essence, la TVA à 12 %, les droits sur les conteneurs et les salaires publics promis dessinent une même fracture de confiance. Dans un pays en guerre et sans filets sociaux solides, taxer sans amortir devient un risque politique majeur.
Jeddah, sommet de la peur énergétique

Jeddah, sommet de la peur énergétique

0
Le sommet de Jeddah marque un tournant pour les pays du Golfe, confrontés à une crise qui menace leurs infrastructures, leurs exportations et leur image de stabilité. Entre le détroit de Hormuz, les attaques contre des sites énergétiques, l’arrêt du gaz qatari et le retrait émirati de l’OPEP, la sécurité régionale devient aussi une question de prix, de routes maritimes et de survie économique.

Émirats-Opep : Riyad face à l’isolement

0
La sortie des Émirats de l’Opep ne relève pas seulement d’un calcul pétrolier. Elle révèle une crise plus profonde avec l’Arabie saoudite, dont le leadership régional est désormais contesté par Abou Dhabi et contourné par Israël. Entre le Somaliland, la coopération militaire israélo-émiratie et la volonté d’Israël de bâtir une architecture régionale sans attendre Riyad, le verrou reste la question palestinienne. L’Arabie saoudite conditionne toujours la normalisation à la création d’un État palestinien.
Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu bientôt à Washington : ce que cherche Trump

Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu bientôt à Washington : ce que cherche Trump

0
La rencontre voulue par Donald Trump entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu place le Liban devant une équation délicate. Washington cherche un succès rapide et visible, tandis que Beyrouth exige des garanties concrètes : arrêt des attaques, retrait israélien, retour des déplacés et protection des civils. Le sommet peut renforcer l’État libanais s’il repose sur un mandat clair, mais il peut aussi diviser le pays s’il précède les actes.
Pourquoi l’Iran pèse sur la table libanaise sans y être assis

Pourquoi l’Iran pèse sur la table libanaise sans y être assis

0
L’Iran ne siège pas à la table libano-israélienne, mais son influence traverse toute la négociation. Washington lie la trêve au Hezbollah, Israël cherche des garanties contre l’axe iranien, Riyad tente de préserver l’unité libanaise et Beyrouth veut maintenir son mandat national. Entre Ormuz, sanctions, financement, retrait israélien et retour des déplacés, le Liban doit éviter de devenir une carte dans le bras de fer régional.

L’Iran taxe le passage maritime et défie Washington

0
L’Iran affirme avoir perçu les premières recettes liées au passage dans le détroit d’Ormuz. Cette décision transforme le couloir énergétique en outil de pression contre Washington. Entre blocus maritime américain, menace de mines, hausse du pétrole, médiation pakistanaise et risque pour les chaînes d’approvisionnement, Téhéran cherche à prouver que la liberté de navigation a désormais un coût. Le Liban, dépendant des importations, subit aussi les effets de cette crise maritime globale.
Amal Khalil, une mort qui change le sens de la trêve

Amal Khalil, une mort qui change le sens de la trêve

0
La mort d’Amal Khalil transforme la trêve en test de protection réelle. Le cessez-le-feu ne peut pas être jugé seulement à Washington. Il doit être vérifié dans le Sud, auprès des civils, des journalistes et des secouristes. L’affaire impose au Liban de documenter les faits, de saisir les instances compétentes et d’intégrer la sécurité de la presse au cœur de toute négociation diplomatique. La paix commence par des garanties concrètes.

Trois semaines pour un accord : Washington pousse Beyrouth dans une course diplomatique à...

0
La période de trois semaines ouverte par Washington place le Liban devant un test décisif. La trêve ne vaut que si elle protège les civils, arrête les destructions, permet le retour des déplacés et restaure la souveraineté. Entre pression américaine, encadrement saoudien, tensions régionales et fragilité du front sud, Beyrouth doit négocier sans céder son mandat national ni laisser la diplomatie devancer le terrain. Les trois semaines diront si l’annonce devient réalité vérifiable durable locale.

Négociations à Washington : Beyrouth cherche un contrepoids français

0
À la veille de nouvelles négociations à Washington entre le Liban et Israël, Emmanuel Macron a promis à Nawaf Salam que la France aiderait Beyrouth à préparer sa position, même sans siéger directement à la table. Cet appui n’a rien de symbolique. Dans un moment où les États-Unis tiennent le format, où Israël conserve l’avantage militaire et où le Liban arrive affaibli par la guerre, Paris peut encore jouer un rôle utile : clarifier les lignes rouges libanaises, réintroduire les questions de souveraineté, de retrait israélien et de protection des civils, et éviter que la négociation ne se réduise à un agenda exclusivement sécuritaire.

Aide humanitaire au Liban : l’alerte de Nawaf Salam à Paris

0
Depuis Paris, le premier ministre libanais Nawaf Salam a lancé un appel d’urgence de 500 millions d’euros pour faire face à la crise humanitaire provoquée par le conflit israélo-libanais. Derrière ce montant, il ne faut pas voir un plan de relance, mais une tentative de stabilisation minimale d’un pays déjà affaibli par la crise financière, la fragilité de ses services publics et l’ampleur des déplacements internes. Le Liban cherche moins à se reconstruire qu’à empêcher une nouvelle phase d’effondrement social, territorial et politique.

Trêve au Liban : l’Iran revient par le front sud

0
Au Liban, les 21 et 22 avril ont ravivé une peur précise : celle d’une trêve qui ne s’effondre pas par une décision officielle, mais par une suite d’incidents qui reconstituent la logique de guerre. Frappes israéliennes dans le Sud, riposte du Hezbollah vers le nord d’Israël, bombardement en Békaa-Ouest, puis prolongation par Donald Trump du cessez-le-feu avec l’Iran à la demande du Pakistan : la séquence révèle moins deux crises distinctes qu’un même rapport de force régional, que Washington tente de compartimenter sans y parvenir vraiment.

Liban : Ormuz peut faire tomber la trêve

0
Le risque majeur pour le Liban n’est pas seulement une hausse du pétrole si la crise d’Ormuz s’aggrave. Le danger principal est la rupture de la trêve sur le front libanais. Le cessez-le-feu en vigueur reste court, fragile et dépendant d’un équilibre régional entre Washington, Téhéran et Israël. Si cet équilibre casse, le Sud-Liban pourrait redevenir un terrain de pression militaire, avec des déplacés replongés dans l’attente, une reconstruction stoppée et un État libanais toujours incapable de maîtriser seul le tempo.