USA-Israël : vers une crise majeure sur trois fronts ?
Donald Trump cherche désormais à réduire simultanément les opérations israéliennes à Gaza, au Liban et face à l’Iran. Selon la presse israélienne, le commandant du CENTCOM, Brad Cooper, aurait transmis à Israël un message américain demandant d’avancer vers la fermeture des trois fronts. Benjamin Netanyahu résiste pourtant au calendrier de Washington. Le rejet du plan américain pour Gaza, l’absence de nouveau retrait au Liban et les divergences sur l’Iran font désormais apparaître le risque d’une crise stratégique entre les deux alliés.
Rome, nouveau centre des négociations au Sud-Liban
Rome peut-elle remplacer Naqoura comme centre des négociations entre le Liban et Israël ? La capitale italienne accueille désormais des discussions qui dépassent la gestion militaire des incidents frontaliers. Retrait israélien, déploiement de l’armée libanaise, avenir des armes du Hezbollah, zones pilotes et garanties américaines figurent au cœur du processus. Son succès pourrait redéfinir la sécurité et l’équilibre politique du Sud-Liban. Son échec risquerait de prolonger l’occupation, les déplacements et la menace d’une nouvelle escalade.
Ormuz et Bab el-Mandeb, la course contre la montre
L’Iran, directement ou via les Houthis, peut perturber simultanément Ormuz et Bab el-Mandeb, déclenchant une chaîne causale globale : désorganisation des flux maritimes →...
Autour du président Joseph Aoun, la question incontournable des conflits d’intérêts
Le Liban ne sortira pas de sa crise uniquement en changeant les visages placés à la tête de l’État. Il devra aussi transformer les...
Sud-Liban : qui surveillera l’accord ?
Le retrait israélien et le déploiement de l’armée libanaise dans les zones pilotes exigent un intermédiaire international. L’Italie est évoquée pour une mission de terrain, tandis que l’Allemagne propose une force européenne après la fin du mandat de la FINUL. Les États-Unis devraient conserver la direction politique du processus. Le futur dispositif devra vérifier les retraits, transmettre les renseignements et publier les violations, sans disposer d’un pouvoir direct de fouille dans les propriétés privées.
Hezbollah : le choix face au désarmement
Le Hezbollah maintient son refus de remettre ses armes avant le retrait de l’armée israélienne et l’arrêt des opérations au Liban. Les États-Unis placent pourtant le désarmement du mouvement au centre de leur soutien politique, militaire et économique à Beyrouth. Le gouvernement doit appliquer l’accord-cadre sans provoquer une confrontation intérieure. Avec Nabih Berri, le parti a choisi de rester au sein du cabinet afin de préserver son influence et de négocier les prochaines étapes depuis les institutions.
L’accord-cadre peut-il empêcher une nouvelle guerre au Liban ?
L’accord-cadre négocié sous médiation américaine est présenté comme la principale voie pour éviter une nouvelle guerre au Liban. Son application reste toutefois menacée par les désaccords sur le retrait israélien, les fouilles de propriétés privées, le rôle de l’armée libanaise et les armes du Hezbollah.
Oléoduc Irak-Syrie : le Liban reste à l’écart
L’Irak et la Syrie veulent reconstruire leur corridor pétrolier vers la Méditerranée avec l’appui d’un consortium international dirigé par les États-Unis. La capacité initiale annoncée atteint deux millions de barils par jour, un volume très supérieur à celui de l’ancien oléoduc Kirkouk-Banias. Le projet pourrait réduire la dépendance irakienne au détroit d’Ormuz et offrir des recettes de transit à la Syrie. Le Liban n’est toutefois cité dans aucun document officiel et ne participe pas, à ce stade, au dispositif.
Jeffrey Epstein : Un rôle au service de la stratégie de déstabilisation
Retour sur l’Affaire Epstein, occultée par l’agression bipartite américano-israélienne contre l’Iran, en janvier 2026, qui pourrait jouer un rôle dans les élections américaines de...
Accord‑cadre et mémoire du 17 mai : comparaison politique et limites de l’analogie
L’accord‑cadre signé en juin 2026 entre le Liban et Israël ravive le souvenir du traité du 17 mai 1983. À l’époque, l’occupant imposait un texte décrié et aussitôt abrogé. Aujourd’hui, la comparaison est mobilisée par les opposants pour dénoncer un « contrat de reddition ». Pourtant, le contexte géopolitique, l’état de l’armée, le rôle du Hezbollah et la crise économique rendent l’analogie fragile.
Accord Liban-Israël : ce que Beyrouth ne veut pas voir être publié
L’annexe sécuritaire secrète de l’accord Liban-Israël suscite une controverse majeure. Des hypothèses circulent:
Elle pourrait organiser une coordination opérationnelle entre armées libanaise et israélienne, sous médiation américaine. Si elle conditionne le retrait israélien à des vérifications sécuritaires, elle risque d’encadrer la souveraineté libanaise au lieu de la restaurer pleinement.
Tripoli, Hedjaz, Haïfa : le rail devient géopolitique
Le projet de relance du chemin de fer du Hedjaz, porté par la Turquie avec l’Arabie saoudite, dépasse largement le cadre économique. En reliant la Turquie au Golfe par la Syrie et la Jordanie, Ankara cherche à redevenir un acteur central des circulations régionales. Ce corridor concurrence les projets reliant les Émirats et l’Arabie saoudite au port israélien de Haïfa. Il inquiète aussi Israël, déjà préoccupé par l’influence turque en Syrie, et met Riyad face à une contradiction : coopérer avec Ankara tout en se méfiant de son rapport aux Frères musulmans.
Accord-cadre Liban-Israël : le verrou des majorités
L’accord-cadre signé entre le Liban, Israël et les États-Unis peut se heurter à plusieurs verrous institutionnels. L’article 52 de la Constitution pose la question du passage par le Parlement. L’article 65 impose les deux tiers au Conseil des ministres pour les questions fondamentales. À la Chambre, le quorum est de 65 députés et le vote sur une loi est public. Le débat est aussi politique : Taëf impose la dissolution des milices, mais son volet sur la libération du Sud a servi à légitimer la résistance face à Israël.
Accord Liban-Israël et le spectre d’une nouvelle guerre civile libanaise
L’accord-cadre signé à Washington entre le Liban et Israël est présenté comme une étape vers la paix. Mais plusieurs responsables et analystes, au Liban comme en Israël, estiment qu’il peut ouvrir une crise interne majeure. Le texte place l’armée libanaise au centre du désarmement des groupes armés non étatiques, sans calendrier clair de retrait israélien complet. Le précédent de l’accord du 17 mai 1983 rappelle qu’un texte signé avec Israël sous parrainage américain peut raviver les fractures internes s’il est perçu comme imposé et déséquilibré.




















