Zawtar al-Gharbiyah, laboratoire du Sud : derrière la visite américaine, un modèle sécuritaire se...
À Zawtar al-Gharbiyah, la visite de l’ambassadeur américain Michel Issa révèle les contours d’une expérimentation stratégique au Liban-Sud. Retrait israélien, déploiement de l’armée, retour des habitants et reconstruction pourraient former un modèle reproductible, tandis que Beyrouth, Washington et Israël divergent encore profondément sur les critères définissant réellement une zone sécurisée.
À Paris, l’aide à l’armée libanaise se négocie aussi sur le terrain politique
À Paris, le soutien international à l’armée libanaise dépasse désormais les besoins militaires. Des partenaires veulent lier leur engagement aux progrès de l’État dans le contrôle des armes et du territoire. Avec l’après-Finul et les négociations au Sud, Beyrouth doit convaincre que renforcer l’armée permettra aussi de renforcer son autorité.
Le syndrome « Iran derangement syndrom »
Iran Derangement Syndrom ou le Récit du financement de la propagande visant à la normalisation des relations entre Israël et le Liban.
«Les mots des...
Liban : la colère sociale face à l’impasse budgétaire
La mobilisation des militaires retraités replace la question sociale au centre de l’actualité libanaise. Derrière les demandes de revalorisation des pensions apparaît une équation beaucoup plus difficile pour le gouvernement : l’économie devrait se contracter de 6,4 % en 2026, l’inflation atteindre 17,5 % et les dépenses salariales absorbent déjà une part majeure du budget. Augmenter encore les rémunérations suppose donc de trouver de nouvelles recettes sans relancer l’inflation, fragiliser la livre ou alourdir la fiscalité d’une population déjà éprouvée par sept années de crise.
Entre Baabda et Maarab, le fossé se creuse derrière l’accord de façade
Entre Baabda et Maarab, les divergences deviennent plus visibles malgré un accord sur le monopole des armes et le renforcement de l’État. Samir Geagea critique désormais le rythme suivi par le pouvoir, tandis que la place de Joe Rajji dans la diplomatie nourrit les tensions. Joseph Aoun privilégie une approche plus progressive. Les contacts restent ouverts, comme l’a montré la récente mission de Melhem Riachy, mais la relation exige désormais une gestion politique constante.
Netanyahu, les élections israéliennes et l’hypothèse d’une escalade calculée au Liban-Sud
À l’approche des élections israéliennes du 27 octobre 2026, l’intensification des opérations au Liban-Sud nourrit l’hypothèse d’un calcul politique de Benjamin Netanyahu. Ali al-Taher, Nabatiyeh et la sécurité de la Galilée entrent dans l’équation électorale, sans qu’aucune preuve établisse une escalade militaire directement conçue pour gagner le scrutin israélien.
De Moscou à Taïwan : les signaux inquiétants d’un système international qui se rapproche...
De Moscou à Taïwan, plusieurs crises commencent à se superposer : pression russe sur l’OTAN, guerre avec l’Iran, tensions autour de Taïwan et stocks américains sous pression. Aucun front n’annonce seul une guerre mondiale, mais leur simultanéité pourrait provoquer une escalade que les grandes puissances peineraient à contrôler collectivement.
Shibani reste à Beyrouth : le compromis des six mois
Mohammad Reza Shibani peut finalement rester six mois supplémentaires au Liban, sans retrouver son statut d’ambassadeur iranien. La solution adoptée par la Sûreté générale évite son départ immédiat et une confrontation avec Téhéran. Mais les versions publiées le 25 août 2026 divergent sur la chaîne de décision. Al Akhbar met en avant le rôle de Hassan Choucair et un compromis politique, tandis qu’Annahar et Asharq Al-Awsat soulignent que le ministère des Affaires étrangères n’aurait pas été associé de la même manière.
Après la FINUL, faut-il une nouvelle résolution ?
La fin programmée de la FINUL ouvre une question qui dépasse largement le maintien de soldats étrangers au Liban-Sud. Une mission européenne ou une coalition multinationale pourrait juridiquement être déployée à la demande de Beyrouth sans nouvelle résolution du Conseil de sécurité. Mais elle ne récupérerait pas automatiquement les fonctions de vérification, de liaison et de légitimité internationale exercées aujourd’hui sous le mandat de la résolution 1701. Le véritable enjeu porte donc sur le mandat qui gouvernera l’après-FINUL.
La Turquie veut une place dans le dossier libanais
La Turquie intensifie ses contacts avec le Liban après les visites successives de Nawaf Salam et Joseph Aoun auprès de Recep Tayyip Erdogan. Ankara affiche désormais son intérêt pour la sécurité du Sud, la reconstruction et l’amélioration des relations entre Beyrouth et Damas. Cette offensive diplomatique intervient alors que sa rivalité avec Israël se durcit en Syrie. Plusieurs analyses israéliennes envisagent désormais la Turquie comme un concurrent stratégique de long terme, même si Ankara affirme vouloir éviter une confrontation militaire directe.
Nabih Berri revient au cœur du jeu avec Israël
Depuis l’élection de Joseph Aoun, Nabih Berri avait perdu une partie de la centralité dont il disposait traditionnellement dans les dossiers concernant Israël et Washington. La présidence et le gouvernement de Nawaf Salam avaient repris la conduite institutionnelle des négociations. La question des armes du Hezbollah modifie désormais l’équation. En proposant un retrait israélien suivi du déploiement immédiat de l’armée et de son monopole des armes au sud du Litani, Berri retrouve une fonction difficile à remplacer. Son retour se heurte toutefois au refus israélien de se retirer avant le désarmement du Hezbollah, à quelques semaines des élections du 27 octobre.
Sud-Liban : la formule Berri peut-elle débloquer le retrait ?
Nabih Berri propose une séquence précise pour tenter de débloquer le Sud-Liban : arrêt des opérations israéliennes, retrait jusqu’à la frontière internationale, puis déploiement immédiat de l’armée libanaise, qui deviendrait la seule force armée au sud du Litani. Cette formule place Donald Trump et Washington au centre de l’équation. Elle se heurte cependant au refus de plusieurs ministres israéliens d’envisager un retrait avant le désarmement du Hezbollah, alors que les élections du 27 octobre favorisent la surenchère sécuritaire en Israël.
Missiles et drones : les nouvelles routes d’armes régionales
Des sources irakiennes font état d’un réseau présumé de transfert de missiles et de drones depuis l’Iran vers l’Irak, avec de possibles prolongements vers la Syrie et le Liban. Abbas Hussein Ali est présenté par ces sources comme l’un de ses responsables, sans que ces accusations puissent être considérées comme judiciairement établies. L’affaire révèle surtout un problème régional plus vaste : la souveraineté dépend désormais autant du contrôle des armes que de celui des frontières qu’elles traversent.
Ali al-Taher, la colline qui pourrait faire basculer le sud du Liban
Ali al-Taher concentre désormais une partie des tensions militaires et diplomatiques dans le sud du Liban. Située sur un axe de progression israélien allant du secteur de Taybeh et Deir Siryan vers Zawtar et les environs de Nabatiyé, la colline est défendue par le Hezbollah, qui refuse d’y renoncer. Mais sa valeur dépasse le terrain : une éventuelle prise israélienne pourrait créer un nouveau fait accompli et transformer la position en élément de négociation.




















