Face à la crise économique et au déficit induit par le non-paiement par les autorités publiques depuis de nombreuses années des factures dûs aux hôpitaux, l’American University Hospital (AUBMC) a décidé d’ajuster à 3 900 LL/USD le prix de certains de ses services au lieu de 1 507 LL/USD. L’établissement avait déjà été forcé à se séparer d’une partie de son personnel hospitalier en raison de la crise économique.

L’établissement indique que cette décision a été prise parce que les coûts ont augmenté de manière importante sur le marché local, allusion à la dégradation de la parité entre livre libanaise et dollar.

Ces nouveaux tarifs ne devraient pas impacter les tiers payants gouvernementaux ou publics, y compris ceux de la sécurité sociale, le ministère de la Santé, les Forces armées libanaises et les Forces de sécurité intérieure.

L’établissement précise que d’autres centres médicaux devraient suivre en raison de la détérioration de la valeur de la livre libanaise.

Cette information intervient alors que le ministre sortant de la santé Hamad Hassan a mis en garde les établissements hospitaliers hier contre toute augmentation des prix alors que le président du syndicat des propriétaires d’hôpitaux privés avait annoncé le réajustement prochain de la parité entre livre libanaise et dollar.

En juin dernier, les hôpitaux privés avaient indiqué que certains produits médicaux ne sont pas couverts par le soutien de la Banque du Liban, tout comme les salaires du personnel hospitalier qui doit être retenu en dépit de la dégradation de la valeur de la livre libanaise. Cette situation amène la plupart les hôpitaux à ne plus pouvoir effectuer la plupart des actes chirurgicaux, faute de matériel.

Le syndicat des hôpitaux rappelle que la tarification actuelle a été mise en place sur la base d’un taux de change de 1500 LL/USD depuis plus de 20 ans. Cependant, les hôpitaux sont également tenus d’acheter des produits et fournitures comme des produits de nettoyage pour milieu hospitalier ou encore produits alimentaires pour leurs patients sans assistance publique.

Ils appellent par conséquent l’état à obliger les importateurs à respecter leurs obligations en terme de tarification, à réexaminer les tarifs pour inclure les coûts supplémentaires, faute de quoi, les hôpitaux pourraient ne plus recevoir que les cas les plus critiques.

Pour l’heure, la parité de la livre au marché noir était ce matin à 8 400 LL/USD environ.

Cette information intervient alors que la Banque du Liban semble peiner à poursuivre son programme de subvention des produits de première nécessité, farine, carburants ou encore médicaments. Des pénuries commencent à paraitre alors que les réserves monétaires qui les finançait jusqu’à présent devraient être épuisées dès le mois prochain.

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