Prestation serment au Parlement Libanais du Général Michel Aoun recevant les félicitations de Saad Hariri. Crédit Photo: Dalati & Nohra

Depuis Ryad en Arabie Saoudite, le Premier Ministre Libanais Saad Hariri a annoncé sa démission surprise dans une allocution diffusée par les chaînes locales et retransmise par la chaîne satellitaire Al-Arabiya., ce 4 novembre 2017, dénonçant la mainmise, selon lui, de l’Iran sur le Pays des Cèdres et sur la région.

Je déclare ma démission comme Premier Ministre du Gouvernement Libanais, avec la certitude que la volonté des libanais est forte

a déclaré Saad Hariri qui a également indiqué craindre pour sa vie, en raison de la similarité de son positionnement politique actuel avec la position politique de son père lors de son assassinat le 14 février 2005. Saad Hariri, désormais Premier Ministre démissionnaire, a poursuivi, accusant L’Iran d’avoir « une mainmise sur le destin des pays de la région (…) Le Hezbollah est le bras de l’Iran non seulement au Liban mais également dans les autres pays arabes », allusion notamment à la Syrie actuellement en guerre civile. Il a également accusé le Hezbollah de s’être imposé par les armes sur la scène politique libanaise.

Cette démission intervient à quelques jours à peine d’une allocution télévisée du Président de la République Michel Aoun qui a indiqué que toute solution au désarmement de l’aile militaire du Mouvement Chiite Hezbollah, soutenu par l’Iran, nécessiterait une solution régionale.

Nommé le 3 novembre 2016 suite à un accord permettant l’élection du Président de la République Michel Aoun, le deuxième gouvernement du Premier Ministre Saad Hariri était entré en fonction le 18 décembre 2016.

Le premier ministre libanais était régulièrement contesté même au sein de son propre camp en raison de la présence de ministres du Hezbollah dans le gouvernement, et était soumis à de nombreuses pressions, tant locales que régionales, sa société Oger Saudi en quasi faillite ne bénéficiant d’aucune aide publique en Arabie Saoudite.