l’Union européenne a réitéré son appel à ce que les partis politiques forment le plus rapidement possible un nouveau gouvernement, cela alors que certaines sources indiquent que des sanctions européennes pourraient viser des personnalités locales fin juillet.

Il s’agit, selon Bruxelles, de la seule manière de sortir de la crise actuelle, note le commissaire européen en charge des affaires étrangères Josep Borrell, qui était, il y a quelques jours à peine à Beyrouth.

Les consultations parlementaires à cette fin devraient commencer sans délai. Le Liban a besoin d’un gouvernement capable de mettre en œuvre des réformes économiques et de gouvernance clés et de se préparer aux élections de 2022, qui doivent avoir lieu dans les délais.

Joseph Borrel, le 16 juillet 2021

Ces propos interviennent alors que le premier ministre désigné Saad Hariri a annoncé le retrait de sa candidature. Josep Borrell indique également regretter la persistance de l’impasse politique dans le pays et le manque de progrès pour mettre en oeuvre les réformes décrites comme urgentes, d’autant plus que “la stabilité et la prospérité du Liban sont cruciales pour toute la région et pour l’heure“.

Il est de la responsabilité des dirigeants libanais de résoudre la crise interne actuelle, autodidacte. L’unité et la responsabilité sont nécessaires pour relever les multiples défis du pays et répondre aux aspirations légitimes du peuple libanais

Josep Borrel, le 16 juillet 2021

Les Etats Unis déçus par le retrait de Saad Hariri

Le secrétaire d’état américain en charge des affaires étrangères, Antony Blinken a regretté la démission du premier ministre désigné Saad Hariri, soulignant qu’il est critique d’avoir un gouvernement engagé et capable de mettre en œuvre les réformes prioritaires soit formé maintenant

Les Etats-Unis ont rappelé qu’il est nécessaire d’avoir un tel cabinet pour le déblocage de l’aide de la communauté internationale et ainsi aider le Liban, un pays en crise économique.

Les partis libanais ont perdu 9 mois, estime par un communiqué Antony Blinken, allusion au délai qui s’est passé entre la nomination de Saad Hariri jusqu’à ce qu’il se récuse avant de souligner que l’économie libanaise est en chute libre et le gouvernement actuel n’est pas en capacité de fournir pas les services de base de manière fiable

“Les dirigeants de Beyrouth doivent d’urgence mettre de côté les divergences partisanes et former un gouvernement au service du peuple libanais”, conclu le responsable américain.

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