La ministre de la Défense dément s’être excusée

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La ministre de la défense Zeina Akar a démenti s’être excusée auprès de l’ambassadrice américaine au Liban, Dorothy Shea, suite à la décision judiciaire de la cour de justice de Tyr, interdisant aux médias libanais de retranscrire les propos de la diplomate.

La Ministre de la défense indique n’avoir “communiqué en son nom avec aucun parti, y compris l’ambassadrice américaine”. Le communiqué précise que la ministre n’est “pas autorisée à communiquer au nom du gouvernement”, seul “le premier ministre étant celui qui s’exprime au nom du gouvernement.”.

Zeina Akar a également rappelé respecter la hiérarchie d’une part, le domaine de compétence de chaque ministre et du pouvoir judiciaire. 

Seul le ministre des Affaires étrangères, rappelle le communiqué est apte à discuter avec les représentants diplomatiques présents au Liban.

Cette information fait suite aux propos de l’ambassadrice américaine au Liban dont les propos ont été à l’origine d’un incident diplomatique entre Beyrouth et Washington.

Pour rappel, le juge Mohammed Mazeh du tribunal des affaires urgentes de Tyr avait menacé de poursuites judiciaires et de suspendre durant un an, tout média qui interviewerait l’Ambassadrice des Etats-Unis au Liban Dorothy Shea. Aussi une amende de 200 000 dollar pourrait leurs être infligés, précise une dépêche de l’Agence Nationale d’Information (ANI).

Dorothy Shea s’est exprimée directement sur les ondes de la chaine libanaise MTV Lebanon pour estimer que “la tentative de réduire les médias libanais au silence est pathétique, (…) ce type d’action n’appartient pas au Liban, c’est le type d’actes qui appartient à des pays comme l’Iran”. Elle indiquait que la réputation du Liban avait été ternie par la décision du juge et qu’il s’agissait d’une décision judiciaire politique.

Cette dernière avait estimé, au cours d’une interview diffusée par la chaine saoudienne Al Hadath ce vendredi, que le dirigeant du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah constituait une menace à la stabilité du Liban et que le Hezbollah empêchait la mise en place des réformes économiques qui pourraient permettre au Liban de disposer d’une aide du Fonds Monétaire International et des autres pays donateurs.

Elle avait également indiqué qu’une personnalité de haut rang dans le gouvernement s’était excusé auprès d’elle pour la décision de justice et indiqué que le cabinet fera tout pour y mettre un terme.

Cette dernière avait estimé, au cours d’une interview diffusée par la chaine saoudienne Al Hadath ce vendredi, que le dirigeant du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah constituait une menace à la stabilité du Liban et que le Hezbollah empêchait la mise en place des réformes économiques qui pourraient permettre au Liban de disposer d’une aide du Fonds Monétaire International et des autres pays donateurs. Le dirigeant du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah avait dénoncé les nouvelles régulations américaines dénommées CAESAR qui menacent de sanctions économiques tout pays commerçant avec la Syrie, estimant que ce texte vise en réalité à affamer les Libanais – déjà soumis à une grave crise économique – et les syriens.

L’incident a depuis pris de l’ampleur suite à une décision judiciaire interdisant à la presse libanaise et internationale de republier des interviews de la diplomate, considérant qu’il s’agit d’une infraction de traités internationaux concernant les prérogatives des diplomates.

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