Les 4 anciens premiers ministres Najib Mikati, Fouad Saniora, Saad Hariri et Tammam Salam. Crédit Photo: NNA
Les 4 anciens premiers ministres Najib Mikati, Fouad Saniora, Saad Hariri et Tammam Salam. Crédit Photo: NNA

Les anciens premiers ministres Najib Mikati, Fouad Siniora, Saad Hariri et Tammam Salam ont estimé que l’assignation judiciaire du premier ministre sortant Hassan Diab, signée juge en charge du dossier de l’explosion du port de Beyrouth, le juge Tarek Bitar, suite à sa non-présentation, constitue une atteinte aux accords de Taëf.

Ils estiment ainsi que ce dernier devrait être déféré devant la haute cour de justice, chose que refusent les familles des victimes de l’explosion qui a fait plus de 200 morts et plus de 6500 blessés. Ces derniers estiment qu’il s’agit là d’une tentative d’enterrer le dossier.

Les anciens ministres se retranchent ainsi sous les articles 70 et 71 de la constitution libanaise rappelant qu'”n groupe de députés (NDLR le Courant du Futur) a proposé une loi pour lever toutes les immunités de toute nature, sans aucune exception, ce qui signifie suspendre les articles constitutionnels consacrés aux immunités parlementaires, ministérielles et présidentielles afin d’obtenir justice”.

Ces derniers s’en prennent également au président de la république, le général Michel Aoun qui avait reconnu “l’existence de ces grandes quantités de nitrate d’ammonium dans les exploitations du port de Beyrouth quinze jours avant la date de l’explosion suspecte”.

Ils estiment ainsi que ce délai est suffisant pour “démanteler une bombe nucléaire”, estimant par conséquent que “l’immunité du Président de la République doit également être levée par rapport à ce crime grave qui afflige le Liban”. Pour rappel, ce dernier avait déféré le dossier en question devant le haut conseil de sécurité alors que les agences sécuritaires avaient parallèlement informé le premier ministre sortant Hassan Diab.

Les anciens premiers ministres estiment ainsi que la convocation décrite comme étant une accusation politique du juge Tarek Bitar constitue un “précédent dangereux dans toutes les dimensions politiques, nationales et constitutionnelles, et il indique une mesure innocente qui escalade la loi et met en colère les familles des victimes du crime retentissant, afin de saper la position du premier ministre et seulement les plus hautes positions dans l’État libanais, qui sont publiquement désignés comme responsables de la survenance de ce crime”

Ils estiment ainsi que cette tentative vise à “renverser l’accord de Taëf, briser le prestige du bureau du Premier ministre et boucler sa position dans le système politique. “

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