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Le Courant Patriotique Libre a condamné par un communiqué, la mise en place hier, de sanctions économiques américaines visant son dirigeant Gébran Bassil et les rejette catégoriquement.

Le CPL accuse les Etats-Unis d’user de son prestige, influence et son pouvoir pour casser la volonté libanaise et appelle Washington à revenir sur cette décision décrite comme injuge et à montrer toute preuve, document ou information justifiant cette décision le cas échéant.

Ce communiqué intervient alors que le Président de la République, le Général Michel Aoun, a également le Président de la République, le Général Michel Aoun, a demandé également au ministre sortant des Affaires Etrangères Charbel Wehbé d’obtenir via les canaux diplomatiques, les preuves et documents ayant servi à la prise de décision américaine.

Ces preuves devraient être transmises à la justice libanaise afin de prendre les mesures juridiques nécessaires souligne le chef de l’état indiquant suivre personnellement cette affaire.

La décision d’imposer des sanctions économiques à l’encontre de l’ancien ministre des Affaires Etrangères, Président actuel du Courant Patriotique Libre et gendre du Président de la République du Liban, le Général Michel Aoun a été approuvée aujourd’hui par le secrétaire d’état américain Mike Pompeo, qui en révélera officiellement le contenu ce matin. David Hale, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Liban s’y serait opposé. Cette décision a été ensuite annoncée par le département du trésor américain.

Des sources américaines accusent Gébran Bassil d’être impliqué dans des schémas de corruption. D’autres trains de sanctions économiques visant des personnalités de premier plan devraient suivre, indiquent certaines sources de Washington, allusion indirecte au Président de la Chambre Nabih Berri.

Des sanctions économiques américaines ont déjà touché 2 alliés du Hezbollah, les anciens ministres Youssef Fenianos et Ali Hassan Khalil, ce dernier étant le bras-droit du Président de la Chambre Nabih Berri, dirigeant du mouvement Amal et étant accusé de corruption et de collusion avec le mouvement chiite.Des sanctions visant des responsables du CPL étaient évoquées depuis un certain temps.

Cette décision pourrait encore complexifier le processus de formation du gouvernement Hariri IV, comme le soulignent les marchés financiers, avec l’effondrement de la parité de la Livre Libanaise face au Dollar sur le marché noir ce soir.

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