Le premier ministre désigné Saad Hariri à l'issue des consultations parlementaires du 23 octobre 2020. Crédit Photo: Parlement Libanais
Le premier ministre désigné Saad Hariri à l'issue des consultations parlementaires du 23 octobre 2020. Crédit Photo: Parlement Libanais
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En dépit des assurances des derniers jours au sujet d’un avancement dans la formation du prochain gouvernement Hariri IV, des sources proches du dossier font état d’un blocage persistant actuel.

La formation du prochain gouvernement pourrait être encore plus complexe alors que des sanctions économiques américaines sont annoncées contre le dirigeant du Courant Patriotique Libre, Gébran Bassil, annonce le Wall Street Journal.

Pour l’heure, l’absence de contact concernant l’attribution des ministères entre partis politiques se poursuit, alors qu’un accord de principe pour la mise en place d’un gouvernement de 18 membres aurait été conclu. Cependant, la rencontre ente le Président de la République et le Premier Ministre désigné n’a pas eu lieu en raison de difficultés de dernière minute.

Certains problèmes buttent sur 2 niveaux, indiquent certaines sources, l’attribution des ministères à certains partis politiques d’une part et les noms même de ceux qui pourraient être désignés.

3 ministères seraient notamment concernés, celui des travaux publics, de la santé et des télécommunications, avec comme seule certitude à l’heure actuelle, l’attribution du ministère de l’Energie au parti arménien Tashnaq. Cependant, ce dernier strapontin est également revendiqué par le Courant Patriotique Libre selon d’autres sources, qui soulignent que le mouvement Amal garderait bien le contrôle du ministère des finances en dépit de la rotation des portefeuilles.

Par ailleurs, le CPL exigerait également l’attribution d’un portefeuille ministériel au Parti Démocratique Libanais de Talal Arslan, qui se trouverait ainsi à égalité avec son adversaire druze du Parti Socialiste Progressiste de Walid Joumblatt. Ce dernier refuserait cela et exigerait en retour du Premier Ministre désigné Saad Hariri de faire part également de son opposition à cette demande.

Le Liban est sans gouvernement depuis le 10 août dernier, après la démission du cabinet Hassan Diab suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août. Le 31 août, Mustapha Adib a été nommé Premier Ministre à l’issue des consultations parlementaires obligatoires menées par la Présidence de la République. Cependant, il a échoué à former un nouveau gouvernement buttant sur l’attribution du ministère des finances, ministère clé pour la mise en place du programme de réformes économiques exigées par la communauté internationale et nécessaire face à la crise que traverse le Pays des Cèdres.

Le 8 octobre 2020, l’ancien premier ministre Saad Hariri se déclare candidat à ce poste après avoir indiqué faire des concessions au sujet de l’attribution du portefeuille des finances qui devrait ainsi revenir au candidat soutenu à la fois par le Hezbollah et le mouvement Amal.

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