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La Présidence de la République a annoncé que le Liban n’honorera pas le paiement des Eurobonds arrivant à maturité le 9 mars prochain, ce qui indique désormais que le Pays des Cèdres se trouve en état de défaut de paiement.

Cet état de défaut de paiement était un préalable nécessaire à l’ouverture de négociations avec les créanciers détenant la dette libanaise qui atteindrait 91.86 milliards de dollars fin décembre 2019.

Cette annonce intervient en dépit des réserves des représentants des banques libanaises, largement exposées au risque souverain et qui tentaient de faire pression sur les autorités libanaises et du Parlement.

Précédemment, un sommet économique s’est déroulé en présence des représentants des autorités monétaires et des banques libanaises.

Ces propos ont été fait alors qu’a débuté un conseil des ministres à l’issue duquel, le Premier Ministre Hassan Diab devrait annoncer une série de mesures visant à combler l’important déficit public qui atteint 166% du PIB alors qu’une importante récession, entre 7% à 10% pour 2020, ravage l’économie libanaise. Ainsi, 50% de la population pourrait vivre en dessous du seuil de pauvreté alors que 40% de la population active est au chômage.

Parmi les mesures qui pourraient être annoncées, une décote ou haircut sur une partie des dépôts bancaires dépassant un certain montant, une hausse de la TVA sur certains produits qui passeraient ainsi de 11% à 15%, la hausse du prix de l’essence aujourd’hui subventionné ou encore sur l’électricité publique, ou encore une dévaluation du taux de parité officiel la livre libanaise qui reste toujours arbitrairement fixé à 1507.5 LL/USD contre un taux officieux qui a dépassé les 2700 LL USD.

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