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Des sources ont indiqué au quotidien Al Joumhouria que le dossier libanais ne serait désormais plus prioritaire, après que les partis politiques aient échoué à former un gouvernement au bon moment.

Le Président de la République Française se serait ainsi déclaré déçu par l’échec des forces politiques à « capter » un momentum régional et international favorable au pays des cèdres afin de l’aider à faire face à la crise économique qu’il traverse.

La France n’a désormais rien à proposer au Liban, principalement parce que les officiels libanais ont refusé de prendre en considération les conseils de leurs homologues français pour obtenir l’assistance internationale alors qu’une des conditions préalable était celle de la constitution d’un gouvernement dit de sauvetage, indépendant des partis politiques locaux.

Le Liban est sans gouvernement depuis le 10 août dernier, après la démission du cabinet Hassan Diab suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août. Le 31 août, Mustapha Adib a été nommé Premier Ministre à l’issue des consultations parlementaires obligatoires menées par la Présidence de la République. Cependant, la formation d’un nouveau gouvernement bute sur l’attribution du ministère des finances, ministère clé pour la mise en place du programme de réformes économiques exigées par la communauté internationale et nécessaire face à la crise que traverse le Pays des Cèdres.

Ainsi, le Hezbollah et Amal exigent que ce portefeuille ministériel soit attribué à l’un de leurs membres, ce que refusent les autres partis politiques qui demandent en retour, une rotation des portefeuilles ministériels régaliens.

La France s’est, par ailleurs, fortement impliquée dans le dossier libanais, le président de la république française Emmanuel Macron devenant même le porte-parole de la communauté internationale suite à sa visite le 6 août 2020 deux jours après l’explosion du port de Beyrouth. Il a rappelé que le déblocage de l’aide internationale reste conditionné à la fin des importants détournement de fonds par les responsables de partis politiques ou encore au sein des administrations libanaises.

Le 8 octobre 2020, l’ancien premier ministre Saad Hariri se déclare candidat à ce poste après avoir indiqué faire des concessions au sujet de l’attribution du portefeuille des finances qui devrait ainsi revenir au candidat soutenu à la fois par le Hezbollah et le mouvement Amal.

Le premier ministre désigné ferait face à un certain nombre de problème. Si la semaine dernière, la nomination du gouvernement était évoquée pour ce dimanche ou ce lundi, ceci ne serait désormais plus à l’ordre du jour.

La cellule même mise en place pour le dossier libanais semble aujourd’hui faire face à d’autres problématiques. Ainsi, Bernard Emié, ancien ambassadeur de France au Liban mais également directeur général de la DGSE serait actuellement plus préoccupé par la vague d’attaques terroristes qui visent la France. Par ailleurs, un autre de ses membres, Emmanuel Bonn ferait également face à certaines difficultés qui l’ont éloigné du dossier libanais.

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