En raison de l’absence des subventions nécessaires, l’électricité du Liban (EDL) a indiqué devoir peut-être réduire la production d’électricité déjà rationnée au Liban dans un communiqué.

L’institution publique indique toutefois prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir la stabilité du réseau. Pour l’heure, l’EDL dispose d’une capacité de production journalière de 1 500 mégawatt auxquels peuvent s’ajouter 500 mégawatts supplémentaires en cas de besoin, selon le budget disponible jusqu’en février prochain.

Cependant, elle est tributaire du prix du pétrole qui a dépassé les 70 USD par baril, alors que son budget était provisionné sur la base d’un prix du baril de pétrole à hauteur de 65 USD, augmentant donc le coût de production au-delà des 17 cents. Par ailleurs, le prix de revente de l’électricité est toujours de 9 cents/Kilowatt depuis 1994, alors que le prix du pétrole était de 20 USD/baril.

L’EDL indique, par conséquent, qu’elle pourrait devoir diminuer la fourniture d’électricité après février.

Pour rappel, l’EDL reçoit annuellement près de 2 milliards de dollars de subventions publiques en raison des différences entre prix commercial de 9 cents/kilowatt et coût de production et cela alors que la production reste insuffisante. En effet, l’EDL ne dispose d’une capacité de production de 1 900 mégawatts au maximum alors que le Liban nécessitera 3 000 Mégawatts . Face à ce déficit, le gouvernement précédent avait annoncé la mise en place d’un plan, le 8 avril dernier.

Cependant, la mise en place de ce plan semble pour l’heure être suspendue à la formation du prochain gouvernement.

Pour rappel

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