Le quotidien Al Ashark al Awsat indique que le gouvernement envisagerait d’utiliser les fonds restants en droit de tirage spéciaux obtenus en septembre 2021 du FMI et destinés à l’origine comme soutien au programme de rationnement à destination des populations les plus vulnérables, comme source de financement de son plan de relance de la production d’électricité publique.

De la somme originelle, il ne resterait cependant que 300 millions de dollars, un montant suffisant pour seulement 2 mois. Durant cette période, l’EDL devrait percevoir les montants dûs par ses utilisateurs qui devront être échangés via la BdL en devises étrangères, permettant de financer 4 mois de courant supplémentaires.

Par ailleurs, les 40% de foyers ne payant pas les factures verront leurs abonnements être résiliés jusqu’au règlement de leurs encours.

Pour rappel, les tarifs de l’électricité publique ont fortement augmenté depuis la décision des autorités libanaises de permettre l’amendement des tarifs qui étaient bloqués depuis 1997 à l’équivalent de 2 cents avant la crise économique, un prix très éloigné des coûts de production estimés alors à 17 cents et amenant à ce que l’EDL souffre de déficits chroniques. Depuis, il a été décidé que les 100 premiers kilowatts coutent 10 cents pour au-delà à 27 cents. La facture sera ensuite alignée en livre libanaise via le taux de change de la plateforme électronique de la BdL, Sayrafa.

Ce projet aurait ainsi été présenté par le premier ministre sortant Najib Mikati, au président du Parlement Nabih Berri, en coordination avec le ministre des finances Youssef Khalil et le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé.

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