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Un certain nombre de banques refusent de fournir aux fournisseurs de médicaments et d’équipements médicaux des dollars nécessaires pour l’importation de ces marchandises pourtant essentielles à la population libanaise, accuse le Ministre de la Santé sortant Jamil Jabak au cours d’une conférence de presse.

Il a ainsi indiqué que ces établissements bancaires agissent en dépit de l’adoption par la Banque du Liban (BDL), début novembre de la circulaire 530 garantissant les sommes nécessaires à l’achat de blé, d’essence ou de médicaments sur ses réserves monétaires.

Pour rappel, la pénurie de certaines marchandises a commencé dès le début de l’état, suite au refus de certaines banques à fournir des dollars nécessaires à l’importation de marchandises telles que l’essence, le blé ou encore les médicaments. Suite à cela, l’association des banques libanaises (ABL) a mis en place un mécanisme de contrôle des capitaux, limitant le retrait à 1 000 USD par semaine et interdisant le transfert de fonds à l’étranger. Cette décision, cependant, étrangle de nombreux secteurs d’activité, 40% des entreprises libanaises estimant être au bord de la faillite en raison de problèmes de liquidités et soucis quant à l’importation de marchandises.

La BDL a accepté de fournir aux importateurs de matériels médicaux, 50% des sommes nécessaires à ces achats au taux de change officiel de 1 511.5 LL/USD, à charge aux importateurs de régler le solde. Ces derniers sont également confrontés à la pénurie de billets vers sur le marché local. Pour rappel, alors que le taux de change officiel est donc de 1 511.5 LL/USD, face au refus des banques, de nombreux commerces sont dans l’obligation de faire appel aux services de changeurs à des taux plus importants qui ont même atteint 2 300 LL/USD. De source médiatique, on indique aujourd’hui que le taux de change officieux est de 1 900 LL/USD.

Le Ministre sortant de la Santé, Jamil Jabak a donc appelé le gouverneur de la Banque Centrale, Riad Salameh, à agir rapidement pour permettre la poursuite des services aux patients.

Ces propos interviennent alors que de nombreuses sources hospitalières disent craindre une situation chaotique au niveau du système sanitaire, certains médicaments et équipements médicaux manquant déjà sur le marché libanais en raison de la crise du dollar. Il s’agit déjà du cas des stents ou des poches de sang. 

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