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Le président de la république, le Général Michel Aoun, a estimé à plus de 15 milliards de dollars, les coûts induits par l’explosion du port de Beyrouth le 4 août dernier, selon les études préliminaires effectuées par les autorités libanaises.

il a également indiqué que les autorités libanaises procéderons aux réformes nécessaires et à la mise en place des procédures de lutte contre la corruption. Le chef de l’État s’exprimait à l’issue d’une réunion avec le ministre allemand des affaires étrangères Heiko Maas présent à Beyrouth en raison des funérailles d’une diplomate allemande tuée lors de l’explosion.

Pour l’heure, le ministère de la santé indique que plus de 170 personnes sont décédées, un nombre indéterminé de personnes toujours portées disparues et plus de 6 000 personnes ont été blessées selon un bilan toujours provisoire dans l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et une grande partie de la capitale libanaise. 300 000 personnes seraient également sans logement des suites de cette explosion.

La piste d’une explosion accidentelle de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’intérieur d’un entrepôt du port de Beyrouth, saisies en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, est pour le moment privilégiée par les autorités libanaises. Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.
Elle aurait ainsi causé un cratère de 210 mètres de long sur 43 mètres de profondeur, indique le dimanche 9 août une source sécuritaire citant les propos d’experts français présents sur place.

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