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S’exprimant lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion du bloc parlementaire des Forces Libanaises, Samir Geagea a indiqué que ces derniers, après s’être concertés, ne nommeront pas Saad Hariri comme prochain Premier Ministre, en dépit d’une amitié “historique et objective”.

“Ce n’est pas un coup de poignard aux yeux du public “pour ne pas le nommer Premier ministre, car nous avons toute liberté de nommer qui nous jugeons bon”, estime le dirigeant des Forces Libanaises rappelant par ailleurs son soutien à feuille de route française.

Il estime ainsi que le Liban a désespérément besoin d’un gouvernement de sauvetage et la population rejette actuellement la classe politique.

Pour rappel, les consultations parlementaires obligatoires devraient se tenir ce jeudi 15 octobre au Palais Présidentiel de Baabda à l’appel du chef de l’état. Un nouveau premier ministre devrait être nommé à l’issue de ces consultations.

Le Liban est sans gouvernement depuis le 10 août dernier, après la démission du cabinet Hassan Diab suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août. Le 31 août, Mustapha Adib a été nommé Premier Ministre à l’issue des consultations parlementaires obligatoires menées par la Présidence de la République. Cependant, la formation d’un nouveau gouvernement bute sur l’attribution du ministère des finances, ministère clé pour la mise en place du programme de réformes économiques exigées par la communauté internationale et nécessaire face à la crise que traverse le Pays des Cèdres.

Ainsi, le Hezbollah et Amal exigent que ce portefeuille ministériel soit attribué à l’un de leurs membres, ce que refusent les autres partis politiques qui demandent en retour, une rotation des portefeuilles ministériels régaliens.

La France s’est, par ailleurs, fortement impliquée dans le dossier libanais, le président de la république française Emmanuel Macron devenant même le porte-parole de la communauté internationale suite à sa visite le 6 août 2020 deux jours après l’explosion du port de Beyrouth. Il a rappelé que le déblocage de l’aide internationale reste conditionné à la fin des importants détournement de fonds par les responsables de partis politiques ou encore au sein des administrations libanaises.

Le 8 octobre 2020, l’ancien premier ministre Saad Hariri se déclare candidat à ce poste.

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