Selon l’ancien Ministre du Tourisme et ancien président des industriels libanais, Fadi Abboud, de plus en plus de difficultés sont constatées pour permettre l’importation de biens au Liban, les opérateurs étrangers exigeant désormais le payement à l’avance de ces marchandises.

Une des raisons de ces demandes, les compagnies d’assurance et de réassurances refuseraient désormais de garantir les exportations vers le Liban en raison des risques financiers induits par la crise économique mais aussi par le risque de défaut de la dette publique, alors que le taux de change officieux continue à dégringoler, la livre atteignant désormais 2 200 LL / USD au lieu de 1 511.5 LL/USD au taux officiel.

Il s’agirait, selon l’ancien ministre, du cas de l’entreprise saoudienne SABIC, une des plus grande entreprises d’équipement pétrochimiques, de métal et d’engrais.

Aussi, au Port de Beyrouth lui-même, de nombreux containers s’accumuleraient, faute de paiement des marchandises, alors que les autorités portuaires ont continué à percevoir des sommes du stockage en dépit de la grève du mois dernier.

Autre motif, les limitations de transfert de fonds à l’étranger semblent également contribuer à cette crise, avec le refus des établissements bancaires à couvrir des sommes importantes et alors que même l’importation de matériaux de première nécessité, tel que le blé, les médicaments ou les hydrocarbures fait face à des difficultés identiques en dépit de l’adoption par la Banque du Liban de la circulaire 530 en septembre dernier. Cette dernière était sensée garantir la mise à disposition des sommes nécessaires à l’achat de ses marchandises par la Banque Centrale elle-même. Cependant, les importateurs d’essence ou de médicaments – voir même le Ministre de la Santé lui-même – dénoncent le fait que la Banque du Liban ne remplisse pas ses engagements.

Selon le syndicat – qui demande désormais la mise en place par la BDL d’un mécanisme identique – , 40% des entreprises libanaises risquent désormais la faillite en raison de la situation économique.

Cependant, ce mécanisme reste très critiqué puisque coutant à la Banque du Liban près de 4 milliards de dollars annuellement pour l’importation de seulement le blé, l’essence ou les médicaments, alors que l’établissement public doit également assurer le remboursement des obligations libanaises arrivant à saturé aujourd’hui et en mars/avril prochain.

Ainsi, des rapports économiques estiment que les réserves monétaires nettes devraient être épuisées au cours du 1er semestre 2020.

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