Un islamiste membre de Daesh, Abdel-Rahman Mabsout, a assassiné 2 militaires libanais et un membre des Forces de Sécurité à Tripoli au Nord Liban avant de suicider à l’aide d’une ceinture explosive.

Abdel-Rahman Mabsout avait déjà été appréhendé en 2016 par les Forces de Sécurité après son retour de Syrie où il avait combattu aux côtés de l’organisation terroriste Daesh, a indiqué le Ministre de la Défense Elias Bou Saab. Il avait été libéré en 2017.

Vers 11h du soir, selon le communiqué de l’Armée Libanaise, Abdel-Rahman Mabsout a attaqué les bureaux de la Banque du Liban (BDL) puis les locaux des Forces de Sécurité Intérieure, tous deux situés à proximité du Sérail de Tripoli. Puis, circulant sur une moto, il a continué ses attaques, s’en prenant notamment à une position de l’Armée Libanaise. C’est alors qu’un soldat a été tué.

Après avoir attaqué les membres des forces de sécurité, le terroriste s’était retranché dans un immeuble d’où il ne pouvait plus s’échapper. Il a alors décidé d’actionner la ceinture d’explosifs qu’il portait sur lui.

Selon le communiqué de l’Armée Libanaise, l’opération a duré 2 heures, elle aurait fait 2 morts côté institution militaire, 1 membre des Forces de Sécurité Intérieure serait également décédé et un troisième dans un état critique. Certaines sources évoquent déjà son décès.

Cet acte terroriste s’est déroulé à la veille de la fête musulmane d’Eid el Fitr.

Un acte isolé selon la Ministre de l’intérieur

La ministre de l’Intérieur, confrontée au premier acte terroriste durant son mandat, a estimé que cet acte serait isolé et indique espérer qu’il ne se reproduise pas.

La ministre a confirmé également le décès de 2 militaires et de 2 membres des forces de sécurité intérieure.

300 militants d’organisations terroristes toujours emprisonnés à Roumieh

La Prison de Roumieh
La Prison de Roumieh

Environ 300 militants islamistes restent actuellement incarcérés dans la prison de Roumieh au Nord de la Capitale Libanaise – notamment ceux impliqués dans des combats contre l’Armée Libanaise ou encore les habitants du quartier allaouite de Jabal Mohsen en 2013 et 2014. 

Certains auraient appartenu à des mouvements terroristes qui ont participé dès 2007 à des opérations contre l’Armée Libanaise, notamment à Nahr Bared.

Ces derniers avaient fini par constituer un véritable émirat islamique à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire d’où seraient même partis des mots d’ordre d’attaque et d’attentats contre l’armée libanaise ou la population de banlieue Sud de Beyrouth , fief du Hezbollah chiite, via des moyens de télécommunication dont ils disposaient en contravention avec le règlement de la prison. Ces structures avaient ensuite été démantelées par l’ancien ministre de l’intérieur Nouhad Machnouk.

Ils réclament le bénéfice d’une amnistie générale alors que certains d’entre eux ont pu bénéficier d’une libération à l’occasion d’un échange de prisonniers lors de l’opération Aube du Jurd à la faveur d’un échange avec les militaires libanais kidnappés par le groupe rebelle syrien Al Nosra lors de la prise de la ville d’Aarsal dans la Békaa Est en Aout 2015.

Les autorités libanaises inquiètes de possibles infiltrations de terroristes au Nord Liban

En dépit des assurance de la ministre de l’Intérieur, Raya el Hassan, qui estime la situation sécuritaire stable au Liban, des sources sécuritaires avaient indiqué être inquiètes de possibles infiltrations de militants d’organisations islamistes terroristes au Nord Liban. Ainsi, en mars, un membre des services de renseignement de l’Armée Libanaise avait été tué alors qu’il circulait dans son véhicule personnel dans la région de Wadi Khaled, dans le Akkar. Certaines sources avaient alors estimé qu’il a pu être tué en raison de la sensibilité des enquêtes qu’il conduisait.

Le 14 mars, une patrouille de l’Armée Libanaise avait également été prise sous le feu le long de la frontière avec la Syrie.

La localité libanaise de Tripoli a été frappée, durant la dernière décennie de nombreux actes terroristes depuis l’irruption de la guerre civile en Syrie, faisant craindre à un moment même, un débordement de ce conflit au Pays des Cèdres. Dès 2011, au début de la guerre civile syrienne, l’Armée Syrienne avait réussi à intercepter des habitants de Tripoli, en majorité des islamistes, qui tentaient de s’infiltrer depuis le pays des Cèdres via la région de Wadi Khaled en Syrie afin de combattre le régime syrien.

Tripoli, à majorité sunnite, avait ainsi vu de nombreux de ses habitants aller se battre contre le régime syrien de Bachar el Assad notamment au sein d’organisations terroristes comme Al Nosra ou Daesh ou encore combattre à Tripoli même, des membres de la communauté allaouite présents dans la ville.

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4 Commentaires

  1. La sauvagerie des moeurs fait que non seulement en un clic de doigt, nous assistons à la violence, au viol, au crime organisé mais aussi nous gagnons par idéologie raciale de la misère de l’homme.
    Avant, les grands mettaient des mois pour préparer des guerres, et que par l’acte de guerre, ils assistaient et participaient à des actes de criminalité.

    Maintenant, en un clic, nous nous réunissons à une organisation terroriste, nous trouvons des armes…

    D’ailleurs, avant, nous mettions des mois pour déshabiller les femmes.
    Maintenant, nous voulons en un rendez-vous ou en un acte de guerre réaliser le fantasme porno que nous visualisons la veille…ainsi, le terrorisme n est que le résultat des sans frontière entre le plaisir de voir la violence et son envie irrépressible de le réaliser…

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