8 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête concernant l’attentat qui a endeuillé dans la nuit de lundi à mardi, la ville de Tripoli au Nord Liban. Pour rappel, cette attaque terroriste avait fait 2 morts dans les rangs de l’Armée Libanaise et 2 membres des Forces de Sécurité ont également été tuées. Le terroriste, Abdul Rahman Mabsout, avait ensuite choisi de se donner la mort.

Ce dernier appartenait à Daesh. Il avait combattu dans les rangs de l’organisation terroriste en Syrie. En 2016, il avait été arrêté au Liban avant d’être relâché en 2017. La polémique concernant cette libération anticipée enfle également. La Ministre de l’Intérieur, Raya el Hassan, a indiqué que les autorités libanaises ne pouvaient pas le retenir en prison, les crimes qu’il avait commis ne l’ayant pas été au Liban.

Nouvelle révélation ce vendredi, Abdul Rahman Mabsout avait également été arrêté, il y a 2 mois seulement en raison d’une rixe alors qu’il menaçait le personnel administratif du Port de Tripoli qui avait refusé de l’employer, indique le quotidien Al Hayat. Ces derniers estimaient en effet que son cahier judiciaire et ces liens avec Daesh ne permettaient pas de lui fournir un travail au sein de cette institution.

Arrêté par la Sureté Générale, il avait alors été remis à la Police Militaire qui l’a, à son tour, remis en liberté après l’avoir interrogé.

8 personnes liées à ces attaques – alors que les autorités libanaises évoquaient le terroriste comme étant un « loup solitaire » – ont été arrêtées, dont le père et le frère de ce dernier. 5 autres individus seraient liées à une cellule terroriste nommée « le groupe du Cheikh Naji Kanaan ».

Ce groupe salafiste s’était fait connaitre déjà en 2013, en ayant joué un rôle auprès de l’organisation terroriste Fateh el-islam qui s’était opposé à l’Armée Libanaise en 2007 lors de la bataille de Nahr Bared, un camp palestinien du Nord Liban alors qu’ils avaient tenté d’établir un véritable émirat islamiste à partir du tunnel de Chékaa. Pour rappel, le groupe terroriste avait alors égorgé une vingtaine de soldats libanais en charge de la surveillance de camp palestinien durant leur sommeil. À l’issue des opérations militaires qui ont duré 2 mois, 134 soldats libanais et 2 membres de la Croix Rouge avaient été tués. On reste toujours sans nouvelle du dirigeant du Fatah al Islam, Chaker al-Absi.

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