La BNP Paribas estime que la récession économique que connait le Liban pourrait se traduire par une contraction de 25% de son PIB réel. Ainsi le déficit de la balance des paiements ou encore le contrôle informel des capitaux instauré par les banques libanaises a significativement réduit les importations et a été à l’origine d’une augmentation importante des prix.

Conséquemment, la demande interne a poursuivi sa chute, une chute encore aggravée par les mesures prises pour tenter de contenir l’épidémie du coronavirus COVID-19.

Par ailleurs, le niveau des réserves monétaires de la Banque du Liban continue à baisser. Autre facteur inquiétant, la mise en place de plusieurs marchés parallèles toujours en ce qui concerne les devises étrangères. La différence de taux entre marché officiel et marchés parallèles atteint jusqu’à 85%

Par conséquent, le système actuel devrait prochainement s’effondrer et ne pourra mettre fin à la baisse des réserves monétaires de la Banque du Liban à court terme. Selon les estimations de BNP, les réserves monétaires utilisables sont estimées à moins de 2 milliards de dollars.

L’absence de solutions politiques pourrait également nuire à la mise en place des réformes nécessaires à la mise en place de l’aide internationale.

La BNP Paribas recommande ainsi la mise en place d’un programme de restructuration de la dette publique, l’introduction d’un taux de change flexible comme première étape de résolution de la crise.

Cependant, ces mesures seraient insuffisantes si elles ne sont pas accompagnées d’une remise à nouveau des infrastructures et notamment de l’électricité publique, une réforme décrite comme nécessaire pour l’amélioration de la productivité de l’économie locale.

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