Dans une interview accordée à la chaine américaine CNN, le Ministre des Affaires Etrangères Gébran Bassil a indiqué que le Liban sera absent à la conférence de Bahreïn, consacrée à la question palestinienne et durant laquelle, les autorités américaines devraient présenter le fameux plan de paix polémique intitulé « Deal du Siècle ».

Les autorités libanaises craignent en effet que Washington appelle à l’implantation des 500 000 réfugiés palestiniens souvent présents depuis 1948 et présents sur son sol via une demande de leur accorder la nationalité libanaise, abandonnant ainsi le droit au retour de ces derniers.

Selon le Ministre, l’une des principales raison à l’absence du pays des Cèdres est celle de l’absence également de l’autorité palestinienne qui estime que ce plan ne peut que favoriser Israël à leur détriment avec au final, l’impossibilité pour eux de former un état indépendant. Cette annonce intervient également en dépit de la participation de la Jordanie ou encore de l’Egypte également concernés par ce Deal du Siècle prévue les 25 et 26 juin prochains. Autres participants confirmés, Bahreïn évidemment, pays hôte, mais également l’Arabie Saoudite, le Qatar ou encore les Emirats Arabes Unis.

Pour rappel, ce plan devrait être présenté par Jared Kushner, le gendre du Président Américain Donald Trump et son envoyé spécial sur la question du conflit israélo-arabe.

Gébran Bassil a également rappelé que l’état hébreu continue à occuper une partie des territoires libanais et héberge une communauté importante de réfugiés palestiniens. Il estime anormal que les autorités américaines n’aient, par conséquent, pas pris la peine de consulter leurs homologues libanaises.

Certaines sources estiment que la participation à cette conférence pourrait être considérée comme une tentative de normalisation des relations diplomatiques avec Israël.

Qu’est ce que le Deal du Siècle?
Selon les informations disponibles, le plan américain comprendrait plusieurs volets. Ainsi, les USA demanderaient à la Jordanie de naturaliser plus d’un million de Palestiniens en échange d’une aide financière de 50 milliards de dollars. Serait également cédées, les zones de Naharaïm et Tsofar à Israël, en contrepartie de territoires qui seraient alors cédés par l’Arabie Saoudite.
Cette solution serait pour l’heure refusée par le Royaume Saoudien.
L’Egypte hébergerait également un nombre indéterminé de réfugiés palestiniens dans le désert du Sinaï en échange d’une aide de 70 milliards de dollars.
Le Liban accorderait la nationalité libanaise aux réfugiés palestiniens présents au Liban « sans égalité de droits », c’est à dire sans possibilité de voter. Ce plan pourrait faire écho au fameux plan Kissinger, du nom de l’ancien secrétaire d’état américain qui avait estimé que « le Liban était une erreur » et qui avait proposé dans les années 1970, le remplacement des populations chrétiennes libanaises par les réfugiés palestiniens en contrepartie d’une émigration aux USA. Il était l’un des facteurs ayant contribué à la guerre civile.

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1 COMMENTAIRE

  1. Quelle est le point commun entre Kissinger et Kushner???Ils sont tous les deux sionistes.Vous voulez qu’ils travaillent pour les palestiniens??? « El 3arab 3arab wil Jarab jarab… Réveillez vous et bousculez ceux qui sont entrain de vous vendre.

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