Le Liban pourrait s’acheminer vers plus de coupures d’électricité en raison de la rigueur budgétaire du nouveau gouvernement afin de contrôler les déficits publics.

Alors que le Premier Ministre Saad Hariri a fait du dossier de la production d’électricité et des subventions accordées à l’EDL, le cheval de bataille de son nouveau gouvernement, l’institution publique a été obligée de baisser sa production, passant de 1 900 Megawatts à 1 300 mégawatts, soit équivalent à 6 heures de coupures supplémentaires.

En cause, le manque de fonds pour l’achat de fioul.

Cependant, le Ministre des Finances Ali Hassan Khalil a approuvé l’achat pour l’équivalent de 2.6 millions de dollars de fioul à destination des centrales électriques de Zouk et de Jiyyeh suite à un décret co-signé par le Président de la République, le Général Michel Aoun, le Premier Ministre Saad Hariri et la nouvelle Ministre de l’Electricité et des Ressources Hydrauliques, Nada Boustani.

La production d’électricité pourrait être ainsi autre augmentée de 300 mégawatts, soit passer à 1 600 mégawatts, la fourniture de ce fioul ne concernant cependant pas les autres centrales électriques dont celles de Deir Ammar ou de Zahrani et dont la production pourrait cesser dans les prochains jours.

Pour rappel, les autorités subventionnent actuellement la production d’électricité. Ainsi, le kilowatt est vendu à 9 cents pour un coût de production de 17 cents. Ces subventions atteignent un montant de 2 milliards de dollars annuellement pour les finances de l’état et contribuent ainsi à prêt de la moitié du déficit budgétaire. La dette publique est estimée à plus de 150% du PIB. Le Pays des Cèdres est par conséquent, le 3ème pays le plus endetté au Monde.

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