L’organisation des élections législatives initialement prévues en mai 2018 serait en danger, notent de nombreux observateurs, alors que des différences entre les principaux partis politiques se font entendre concernant les procédures de vote.

Ce mardi, un comité interministériel s’est achevé avec de nombreux désaccords notamment sur les mécanismes de vote. Ainsi, la mise en place de cartes électorales électroniques et biométriques ou encore la mise en place de centre de vote décentralisés ne pourraient pas voir le jour dans les délais prévus. Ces derniers devaient permettre aux électeurs de voter dans leurs lieux de résidences en dehors de leurs régions d’origine. Le Ministre de l’Intérieur Nouhad Machnouk a d’ailleurs estimé que la mise en place de telles procédures nécessiterait des amendements à la loi électorale actuelle, ce que le Ministre des Affaires Etrangères, également membre du comité interministériel estime cependant possible.

Ce dernier a accusé certains partis politiques sans les nommer de créer des prétextes techniques pour éviter de réformer la loi électorale, notant par ailleurs que les textes législatifs actuels obligent le gouvernement à adopter les cartes d’électeurs magnétiques. Il a cependant indiqué qu’une nouvelle loi serait nécessaire pour reporter les élections législatives à une date ultérieure.

Pour rappel, le parlement libanais a ratifié une nouvelle loi électorale le 16 juin dernier. Cette loi instaure un scrutin proportionnel et la création de 15 district électoraux.

Le Président de la Chambre des député, Nabih Berry a estimé que les manoeuvres visant à proposer des amendements à la loi électorale visent à reporter les élections. Il a également estimé que faute de cartes magnétiques prêtes à temps, les électeurs pourront se présenter avec leurs cartes d’identité ou leurs passeports.

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