Le Hezbollah a décidé de nominer Hassan Ezzeddine, auparavant en charge des relations entre le mouvement chiite et les pays arabes, comme candidat pour succéder au député démissionnaire Nawaf Moussaoui, dans la circonscription de Tyr.

Les élections législatives partielles devraient se dérouler le 15 septembre prochain, au suffrage majoritaire et non à la proportionnelle, en conformité avec la loi électorale de 2018.

Cette annonce a été effectuée par un communiqué publié par le Hezbollah.

Expert chevronné en communication et originaire du Sud Liban, Hassan Ezzeddine a également été  responsable de l’information du mouvement chiite dans les années 2000, répondant ainsi aux questions des journalistes avant d’être en charge des relations entre le Hezbollah et les Pays arabes.

Plus de précisions

Pour rappel, l’ancien député, membre du bloc parlementaire du Hezbollah, avait démissionné le 18 juillet dernier, après avoir été accusé d’avoir été impliqué ce dimanche dans une fusillade visant un poste de gendarmerie, lors d’un incident entre sa fille et son ex-gendre. Ce dernier avait alors tenté d’intercepter le véhicule de son ex-épouse en s’arrêtant devant elle au milieu de l’autoroute.

Certaines sources indiquent que le rapport des Forces de Sécurité Intérieure aurait été modifié en défaveur du député suite à la demande de responsables d’un parti politique présent dans le Chouf qui serait impliqué dans un autre incident.

Nawaf Moussaoui avait cependant démenti toute participation dans cet incident, tout en choisissant de démissionner pour défendre sa famille.

En février, sa participation au Parlement avait également été suspendue par le bloc parlementaire du Hezbollah, en raison de la polémique qui avait eu lieu concernant les circonstances de l’élection du Président Bachir Gemayel en 1982. Il avait repris son travail parlementaire ensuite.

Ce dernier réagissait aux propos tenus par le député Sami Gemayel qui avait estimé que l’élection du président actuel, le Général Michel Aoun, s’était tenue sous l’ombre du fusil du Hezbollah.

Le député entendait ainsi dénoncer l’approche de la déclaration gouvernementale du cabinet Hariri III sur la question des armes du mouvement chiite.

Nawaf Moussaoui avait alors vivement réagi, indiquant que le Président de la République était arrivé au pouvoir par le fusil du Hezbollah et non à l’arrière d’un tank israélien, en référence à l’élection en 1982 du Président Bachir Gemayel alors qu’une grande partie du Pays des Cèdres était occupé par Israël.

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