La crise économique est en train de conduire de nombreux hôtels et restaurants à la banqueroute, estiment les spécialistes du domaine qui tirent le signal d’alarme. Plusieurs centaines de restaurants seraient ainsi menacés de fermeture, alors que le taux d’occupation des hôtels est en baisse dramatique, avec seulement 10% d’occupation pour la capitale en novembre, voire même 4% en octobre .

Selon le syndicat des hôtels, dont le président Pierre Achkar s’exprimait ce jeudi, 150 000 emplois seraient ainsi mis en péril par la dégradation des conditions économiques et notamment des manifestations qui démotivent l’arrivée de touristes au Liban.

Un autre problème pour certains hôtels et restaurants, le paiement des ressortissants étrangers qu’ils emploient. Ils sont ainsi confrontés à la même crise du dollar qui touche l’ensemble des activités économiques suite à l’instauration d’un contrôle du capital par les banques libanaises. D’autre part, de nombreux salaires précédemment payés en dollars, le sont désormais en livre libanaise.

Ainsi, face à cela, certains restaurants ont dû limiter le paiement des salaires à 50% voire même de 60% des montants normaux. Pour l’heure, toute amélioration de la situation suite aux fêtes de fin d’année n’est pas encore à l’ordre du jour. Une baisse du chiffre d’affaire de 70% est même constatée.

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