Le Président de la Chambre Nabih Berri a convoqué le parlement le 17 octobre prochain pour expliquer l’article 95 de la constitution libanaise. Cet article constitutionnel appelle à la création d’un comité national pour éliminer le confessionalisme au sein des institutions libanaises.

Ainsi selon cet article, une transition entre système confessionaliste et état laïc devrait être organisé avec l’abolition dans une première étape des quotas attribués aux différentes communautés au sein des institutions judiciaires, sécuritaires et notamment au sein de l’Armée Libanaise, à l’exception des principaux postes décisionnels.

Cette convocation fait suite à la demande du Président de la République, le Général Michel Aoun, en raison de l’article 80 du budget 2019 appelant à l’embauche de nouveaux fonctionnaires qui avaient réussi le concours de inspection civile mais dont la mise à disposition des institutions contrevenait à ces fameux quotas.
La Présidence de la République avait ainsi d’abord renvoyé le projet de budget devant les instances parlementaires avant de le signer après accord sur l’examen de l’article 95 de la constitution.

Pour l’heure, la Présidence de la République estime que l’article 80 du budget contredit l’article 95 de la constitution libanaise en raison de l’absence de ce fameux comité en charge de mettre en place les procédures et mécanismes pour amener à la déconfessionalisation des administrations publiques.

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