Le siège du tribunal militaire à beyrouth
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Le tribunal militaire a décidé de libérer sous caution le dénommé Fadi Ghosn accusé d’être impliqué dans l’affaire de la fusillade de Qabreshmoun en juin 2019.

Pour rappel, une fusillade visant le convoi du ministre d’alors en charge de la question des déplacés syriens, Salah Gharib, sur fond de rumeurs concernant le passage du Ministre des affaires étrangères Gébran Bassil qui avait déjà été bloqué au niveau de la même localité par les sympathisants du PSP.

Cet incident avait fait 2 morts, tous 2 étant les gardes du corps du ministre Saleh Gharib.

Un incident sur fond de craintes de troubles confessionnels, du dossier des réfugiés syriens et de la question de la normalisation des relations avec la Syrie

Selon le Ministre de la Défense Elias Bou Saab, des informations des services de renseignement de l’armée libanaise avaient relevé la présence d’armes dans les voitures des manifestants pro-Joumblatt. Suite à ce blocage du convoi du Ministre des Affaires Etrangère qui devait initialement retrouver son homologue en charge de la question des réfugiés syriens originaire de la localité de Kfar Matta a dû rebrousser chemin sur fond de menaces sécuritaires.

Ces derniers, selon Saleh Gharib, auraient ouvert le feu au passage de son convoi. Son véhicule a d’ailleurs été touché de plusieurs balles. Pour sa part, des personnes affiliées au PSP accusent les gardes du corps du Ministre Saleh Gharib d’être à l’origine des premiers coups de feu, faisant écho aux propos du Ministre de l’éducation Akram Chehayeb hier, qui avait déjà estimé que les sympathisants du PSP avaient répliqué en état de légitime défense aux tirs de ces derniers.

Cet incident avait provoqué de vives craintes quant à un retour aux troubles confessionnels dans la région du Chouf, sur fond également de différends concernant la présence des réfugiés syriens eux-même. Ainsi, une vive altercation avait précédemment eu lieu entre Walid Joumblatt qui critiquait la visite rendue par le Ministre en charge de la question des réfugiés syriens au Liban à Damas en début du mandat du gouvernement Hariri III, estimant que ses réunions avec des responsables syriens normalisaient les relations entre les 2 pays. 

Cette réunion visait à permettre le retour des réfugiés syriens dans leurs pays, alors que commençait à apparaitre publiquement les premiers symptômes de la crise et de la pression de ces derniers sur les structures économiques locaux.

Pour sa part, le gouvernement libanais s’était alors divisé en 2 camps, l’un en faveur du déferrement du dossier de la fusillade au Conseil Judiciaire – il s’agit du Parti Démocratique Libre auquel appartient le ministre Saleh Gharib, du CPL et du Hezbollah -, et l’autre qui y est défavorable et qui compte dans ses rangs, outre le PSP, les Forces Libanaises, Amal et le Courant du Futur.

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