Le Palais de Justice de la ville de Beyrouth.
Le Palais de Justice de la ville de Beyrouth.

Les familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth ont une nouvelle fois manifesté devant le Palais de justice de Beyrouth pour exprimer leur soutien au juge Tarek Bitar face aux pressions politiques dans le cadre de ce dossier.

Ils appellent ainsi que toutes les mesures puissent être prises pour ce que vérité et justice leur soient accordés.

Le porte-parole des familles des victimes, George Kadmian, a ainsi dénoncé ceux qui “falsifient le sang des victimes et des martyrs et piétinent la douleur de leurs familles”, notamment en “usant du droit systématique” de recours face au juge. Il faisait là allusion aux différents recours présentés par les anciens ministres des finances, Ali Hassan Khalil, des travaux publics, Ghazi Zoaiter, proches du président de la chambre Nabih Berri, de l’ancien ministre de l’intérieur Nouhad Machnouk, proche de l’ancien premier ministre Saad Hariri et de l’ancien ministre des transports Youssef Fenianos, proche du mouvement Marada.

George Kadmian a également rappelé que plus de 200 personnes ont été tuées lors de cette explosion et estime que les personnes demandées par la justice tentent d’échapper à celle-ci pour ne pas faire face à leurs responsbailités.

Il s’en est également pris à certains juges, allusion au juge Habib Mezher, proche du mouvement Amal et du Hezbollah qu’il accuse d'”utilisert leurs positions pour mettre en œuvre des agendas clairs”, ainsi qu’aux forces de sécurité intérieure dont le commandant, le général Imad Othman refuse de mettre en oeuvre les mandats d’arrêts à l’encontre de l’ancien ministre des finances Ali Hassan Khalil.

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