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Dette en trompe-l’œil : quand les chiffres masquent la faillite
Derrière la baisse apparente du ratio dette/PIB libanais se cache une illusion statistique nourrie par l’inflation. Si les chiffres semblent s’améliorer, la réalité économique demeure alarmante. Endettement insoutenable, stagnation des revenus et blocage des réformes dessinent un tableau sombre. Les pressions internationales s’intensifient, et les menaces de sanctions ciblées planent sur les responsables. Le Liban peine à sortir d’une impasse structurelle malgré les avertissements répétés des bailleurs internationaux.
Banque du Liban : injection de 2,6 milliards $ — pari sur des réserves...
La Banque du Liban relève ses plafonds de retrait pour injecter 2,6 milliards $ en devises, puisant dans des réserves nettes déjà déficitaires. Sur les onze milliards affichés, sept appartiennent à l’État ; l’encours réellement disponible se réduit à quatre. L’Association des banques salue un ballon d’oxygène social, mais les économistes redoutent un effet inflationniste et une accentuation du risque systémique avant la reprise des négociations avec le FMI. Cette mesure intervient surtout pour soulager les banques libanaises confrontées à une possible crise de liquidité d'ici février 2026 pour les premiers établissements. Les experts indiquent qu'il s'agit de gagner du temps tout en éviter toute restructuration pour le moment
Importations en péril : le risque systémique pour l’économie libanaise en cas de guerre...
La guerre entre Israël et l’Iran compromet les routes commerciales vitales pour le Liban. Dépendant des importations pour ses produits essentiels, le pays fait face à des hausses de prix, des ruptures de stocks, des ralentissements de production et une pression monétaire intense. Le secteur énergétique, les PME et les importateurs sont les plus exposés, tandis que les consommateurs redoutent une nouvelle vague de pénuries. L’économie libanaise, fragilisée, vacille à chaque tension régionale prolongée.
Revue de presse du 16/06/25: Une guerre aux portes du Liban
La revue de presse du 16 juin 2025 révèle un Liban fragilisé par l’intensification du conflit israélo-iranien. Entre prudence diplomatique, crise énergétique croissante, inflation galopante et tensions sociales, les autorités peinent à contenir les multiples fronts. Les réactions internationales se multiplient tandis que la société libanaise manifeste son exaspération. Sur fond de discours ambivalents, la stratégie de neutralité est mise à rude épreuve.
Flambée des prix du pétrole après les frappes israéliennes contre l’Iran : une crise...
Les frappes israéliennes du 13 juillet 2025 contre l’Iran ont fait bondir les prix du pétrole de 10 %, le Brent atteignant 76,40 dollars. Les craintes d’une perturbation des exportations iraniennes, combinées à la menace d’un blocage du détroit d’Ormuz, alimentent la panique. Malgré l’absence de dommages aux raffineries, la riposte iranienne et les sanctions américaines risquent d’aggraver la crise, menaçant l’économie mondiale d’une flambée énergétique.
La masse monétaire au Liban progresse de 25 % sur un an
La masse monétaire au Liban a progressé de 25 % sur un an pour atteindre 1 108 134 milliards de livres libanaises fin mai 2025, selon la Banque du Liban. Cette augmentation reflète une expansion monétaire incontrôlée dans un pays sans politique monétaire active, où le financement du déficit public passe par la création monétaire. L’économie reste désintermédiée, dominée par le cash, et largement hors des circuits bancaires officiels.
Tensions régionales : l’économie libanaise au bord de l’asphyxie
Les frappes israéliennes sur Beyrouth dans la nuit du 5 au 6 juin aggravent la crise économique au Liban. Blocages logistiques, risque d’inflation, paralysie des services publics et absence de plan de résilience plongent le pays dans une incertitude économique aiguë. Faute de médiation régionale et de soutien international, l’économie libanaise vacille au bord de l’asphyxie.
Malgré la dollarisation, l’inflation au Liban reste à deux chiffres en avril 2025
En avril 2025, l’indice des prix à la consommation a progressé de 13 % au Liban, malgré la stabilisation du taux de change autour de 89 500 LBP/USD. Les postes les plus affectés sont l’éducation, les loyers et la santé, avec des hausses supérieures à 120 %. Cette inflation persistante, malgré la dollarisation quasi complète de l’économie, montre les limites d’un ajustement nominal sans régulation des marchés ni protection du pouvoir d’achat.
L’État libanais peut-il encore assumer ses agents publics sans générer d’inflation ?
L’État libanais dépense plus de 4 200 milliards LBP par mois pour payer ses 290 000 fonctionnaires, sans budget voté, ni réforme. Ce financement passe par la création monétaire de la BDL, alimentant l’inflation et fragilisant le taux de change. En l’absence d’audit, de rationalisation ou d’aide extérieure conditionnée, le système reste prisonnier d’un équilibre instable où chaque hausse salariale creuse un peu plus la spirale inflationniste.
Le Liban envisage une hausse de 56 % du salaire minimum en 2025 :...
Le Liban prévoit une hausse du salaire minimum de 56 %, porté à 14 millions LBP, soit 157 USD. Cette mesure vise à compenser l’inflation mais reste insuffisante selon les syndicats. En l’absence d’indexation automatique et de cadre macroéconomique, elle risque de fragiliser les entreprises et d’alimenter l’économie informelle. Le financement par création monétaire alourdit le déficit et nourrit la spirale inflationniste.
Rapport Économique : Analyse de l’impact potentiel d’une mesure rétroactive sur les prêts bancaires...
La proposition de Karim Souaid, gouverneur de la Banque du Liban, visant à exiger des emprunteurs le paiement rétroactif de la différence entre les remboursements de prêts à 1 500 LL/USD et le taux actuel (90 000 LL/USD), pourrait générer 15 à 20 milliards USD. Cependant, dans une économie en crise (PIB -39,9 %, pauvreté 80 %), cette mesure aggraverait l’insolvabilité, augmenterait les défauts (80-90 % des prêts), et freinerait la reprise, tout en violant la non-rétroactivité des lois.
Hausse des prix des carburants au Liban : une pression supplémentaire sur les ménages
Le 16 mai 2025, le Liban a connu une nouvelle hausse des prix des carburants, avec des augmentations de 10 000 LL pour l'essence et de 4 000 LL pour le diesel, tandis que le prix du gaz domestique est resté stable. Ces ajustements tarifaires interviennent dans un contexte de crise économique persistante, marquée par une inflation élevée et une dépréciation continue de la livre libanaise. La population, déjà confrontée à des difficultés économiques, subit les conséquences directes de ces hausses, qui affectent le coût de la vie quotidienne. Le gouvernement est appelé à mettre en œuvre des réformes structurelles pour stabiliser le secteur énergétique et protéger les consommateurs vulnérables.
Indicateurs macroéconomiques du Liban : change, inflation, dette, commerce et monnaie à fin avril...
Les réserves de change du Liban atteignent 15,78 milliards USD fin avril 2025, tandis que l’inflation annuelle recule à 178 %. Le taux de change s’est stabilisé à 89 500 LBP/USD. Le déficit commercial cumulé est de 3,96 milliards USD. La dette publique est estimée à 122 452 milliards LBP. La masse monétaire M3 progresse de 28 %. Les taux bancaires moyens varient entre 2,5 % et 12,75 % selon les devises et les durées.
Revue de presse du 12/05/25: les dynamiques diplomatiques et les enjeux politiques libanais au...
Une semaine marquée par une double dynamique : le retour diplomatique du Liban sur la scène arabe, incarné par la tournée de Joseph Aoun dans le Golfe, et les tensions persistantes autour de Gaza, entre escalade israélienne et négociations américaines avec le Hamas. Sur le plan intérieur, les élections municipales dessinent de nouveaux équilibres, tandis que la justice reste bloquée dans le dossier du port de Beyrouth. Le tissu social continue de se déliter en silence.















