La crise économique, la bourse en baisse des valeurs humaines les plus élémentaires, la timide  revendication d’une sincère culture pragmatique de la coexistence et de la modération pèsent  lourdement dans l’équilibre précaire au quotidien entre les individus. Les retombées impliquent autant l’insécurité, la précarité des aspects matériels, la hausse des perturbations psychologiques dont en particulier,le peu de résistance aux frustrations dû à la course effrénée de chaque instant. Cependant; la poussée des extrémismes multiples, civils et religieux, les conséquences inéluctables du réchauffement planétaire sur le climat, les longs, pénibles, laborieux échanges et désaccords entre les chefs de grandes puissances aux Nations Unies, exposent autant de facteurs graves menaçant le monde que de questionnements sans véritables engagements. On parle encore et tragiquement du droit ou non à défendre  l’humain, l’homme ou une quelconque population assassinés sur le globe! Les circonstances politiques, régionales, internationales, les intérêts des uns, des autres et ceux, des petits poissons aux grandes baleines, passeraient vraisemblablement en premier. Ainsi, manifester, expliciter les besoins stratégiques, débattre, insister,  opposer un véto, traduisent  un écœurant et étourdissant carrousel appelé « dialogue ».

Ce nombrilisme  entre individus appelés: « grands » ne s’arrêtera que pour agir trop tard à des massacres et à des horreurs! De nombreuses  résolutions resteront souvent longtemps une encre plus noire que nature car séchée sur une page qui sent mauvais, ce lâche abandon..

Tel est l’ordre mondial des choses face aux drames sanguinaires reconnus par ceux qui sont censés préserver le droit et la justice sur la planète. Le monde « civilisé » de ce début de XXI siècle inquiète profondément. Le citoyen ordinaire, angoissé, paniqué de penser, de réfléchir, d’agir avec une cohérence cartésienne, semble n’avoir plus que de rares  répondants! Avec cette histoire banale issue du trio -famille, école, travail- classique, bien grandir pour mieux vivre perd sa raison d’être et avec, toutes les normalités! Ce qui subsiste de ces réalités, amères et déceptions inhérentes à la facticité des hommes est  le choix de certains incorruptibles à l’amour du genre humain. Ils ont appris de tous leurs pères ; Adam, Moïse, Jésus Christ, le prophète Muhammad que quand la conscience clame, résiste et défend avec acharnement la cause humaine, la voix du juste plane et veille pour demeurer le meilleur des héritages.Celui qui sauvegarde l’humanité, de l’insulte au genre humain, des plus petits aux plus grands!!

Joe Acoury.