Photo : Karim Mostafa
Photo : Karim Mostafa

A l’issue de la deuxième journée des manifestations initiées par le collectif Tol3it Rihetkoun, la matinée et l’après-midi se sont relativement bien déroulés, jusqu’au moment où des infiltrés ont commencé par saboter le rassemblement en provoquant des accrochages avec les forces de l’ordre. Avant de faire le bilan de cette journée, nous nous arrêtons devant cette image touchante d’un membre des FSI prise par Karim Mostafa, circulant sur le net. Fatigué par ces affronts qui l’obligent à user de la violence envers un peuple dont il fait partie et avec lequel il partage les soucis et les souffrances, ce policier obligé d’accomplir les ordres de son institution, a été fort assez longtemps pour s’effondrer en pleurs, poussant certains manifestants à venir à ses côtés et le réconforter.

Le ministre de l’Intérieur et des Municipalités, Nohad Machnouk, a présidé dimanche soir une réunion de sécurité au siège des Forces de sécurité intérieure (FSI), en présence d’un grand nombre d’officiers et du directeur général des FSI, le général Ibrahim Basbous, afin de discuter des développements des dernières 24 heures au centre-ville de Beyrouth.

La capitale libanaise a connu une atmosphère particulièrement chaotique, hier et aujourd’hui, lorsque la manifestation pacifique, à laquelle avait appelé le mouvement « Vous Puez! » réclamant des solutions à la crise des ordures, puis la démission du gouvernement Salam, a tourné à la violence.

Civils et militaires ont été blessés par les jets de pierre, de cocktails molotov, de gaz lacrymogènes, de fumigènes. Les actes de violence ont de même occasionné des dégâts matériels dans les boutiques de la région.

Incendies

Des éléments agitateurs ont mis le feu au gazon devant le siège onusien de l’ESCWA, au centre-ville de Beyrouth Les tentes dressées par les familles des otages militaires n’ont pas non plus été à l’abri des émeutes orchestrées par des stipendiés infiltrés parmi les protestataires qui s’étaient rassemblés pacifiquement, en début de matinée, contre la passivité du gouvernement devant la crise de l’amoncellement des ordures, débutée il y a trois semaines. Hussein Youssef, père du militaire Mohammad Youssef, pris en otage par les terroristes à Ersal il y a un an, a exprimé regret et colère à l’égard des « actes chaotiques intentionnels » orchestrés au centre-ville de Beyrouth.

Blessés

La Croix-Rouge libanaise a transporté, jusqu’à l’heure, 49 blessés, touchés durant les accrochages de ce soir, aux hôpitaux de Beyrouth. Parmi eux, Mohammad Kassir, grièvement touché ce soir, au centre-ville de Beyrouth, par des balles de source inconnue, alors qu’il était relativement loin de la scène des émeutes.

Les FSI, de leur côté, ont signalé ce soir, que 36 membres de leur institution ont été blessés, parmi lesquels une personne dans un état critique, par « les jets de pierres et d’autres outils utilisés par les émeutiers ».

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