Le Président de la Chambre, Nabih Berri
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Le président de la chambre Nabih Berri a estimé que le temps ne joue pas en faveur du Liban, reconnaissant par ailleurs que la formation du nouveau gouvernement fait face à certaines difficultés et appelant à sa formation dans les plus brefs délais.

Selon le journal Al Joumhouria, Nabih Berri a ainsi appelé tous les partis politiques à participer au sauvetage du Pays des Cèdres, « une responsabilité qui revient à tous », notant que le gouvernement devrait jouir d’un large soutien populaire, des partis mais également du soutien des parlementaires face à la crise économique qu’il traverse.

Ces propos interviennent alors que certaines sources seraient plutôt positives quant à la prochaine formation du cabinet Hariri IV. Saad Hariri avait été nommé par 65 voix à l’issue des consultations parlementaires obligatoires le 22 octobre dernier.

Le Liban est sans gouvernement depuis le 10 août dernier, après la démission du cabinet Hassan Diab suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août. Le 31 août, Mustapha Adib a été nommé Premier Ministre à l’issue des consultations parlementaires obligatoires menées par la Présidence de la République. Cependant, la formation d’un nouveau gouvernement bute sur l’attribution du ministère des finances, ministère clé pour la mise en place du programme de réformes économiques exigées par la communauté internationale et nécessaire face à la crise que traverse le Pays des Cèdres.

Ainsi, le Hezbollah et Amal exigent que ce portefeuille ministériel soit attribué à l’un de leurs membres, ce que refusent les autres partis politiques qui demandent en retour, une rotation des portefeuilles ministériels régaliens.

La France s’est, par ailleurs, fortement impliquée dans le dossier libanais, le président de la république française Emmanuel Macron devenant même le porte-parole de la communauté internationale suite à sa visite le 6 août 2020 deux jours après l’explosion du port de Beyrouth. Il a rappelé que le déblocage de l’aide internationale reste conditionné à la fin des importants détournement de fonds par les responsables de partis politiques ou encore au sein des administrations libanaises.

Le 8 octobre 2020, l’ancien premier ministre Saad Hariri se déclare candidat à ce poste après avoir indiqué faire des concessions au sujet de l’attribution du portefeuille des finances qui devrait ainsi revenir au candidat soutenu à la fois par le Hezbollah et le mouvement Amal.

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